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Un petit mot pour le grand Internet…

Il semblerait que la fin de l’année soit une période réellement propice à l’activisme…

De toute part je vois / reçois / lis des appel à contributions pour défendre un Internet Libre et Ouvert. La première question que l’on doit se poser (après c’est quoi Internet) c’est celle de l’intérêt de la défense de son ouverture.

Pour répondre à cela il vous suffit de prendre quelques heures de votre temps et, plutôt que de regarder Koh-Lanta, de regarder cette série de conférences ayant eu lieu à Sciences Po par Benjamin Bayart (dont j’ai déjà parlé). Il présente ce que c’est qu’Internet et les enjeux derrières.

La première est une introduction sur la « technique » histoire de ne pas penser que c’est « magique et compliqué »…


Qu’est-ce qu’Internet ? 1/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

La seconde est plutôt sur les réflexion derrière internet.


Qu’est-ce qu’Internet ? 2/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

Enfin, la dernière s’arrête sur les aspects citoyens de la défense d’ouverture d’Internet


Qu’est-ce qu’Internet ? 3/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

Une fois votre opinion faites, exprimez-là (en commentaire par exemple, que vous soyez pour ou contre !).

Steve Mann vs Mc Donald… Suite… Et fin ?

Alors, dans la lignée de l’article précédemment écrit, comme je l’avais dit, il y a eu quelques updates…

En effet Mann a publié sur son blog plus d’informations (mais pas suffisamment je pense) du coup ça permet d’aller peut-être un peu plus loin dans la réflexion. Il est à noter que Mc Donald n’a pas posté de réponse « officielle » (enfin, j’ai lu y’a quelques jours, et j’ai arrêté de suivre l’affaire) mais que Mann a publié une de leur réponse reçue par mail. On verra aussi que beaucoup de choses peuvent être tirées pour la gestion d’une « crise ». S’ils ont appris, ils font les mêmes bourdes mais différemment.

Pour un rappel de l’histoire un peu plus complet, voyez l’article ici.

De plus, comme vous vous en doutez je suis « sensible » au traitement des données personnelles (en général, voir ce site), en allant du traitement des données vidéos prisent par les magasins (même si je ne me suis encore jamais pris la tête avec des magasins (voir la vidéo de Mann), ce que je ferai un de ces quatre, je vous tiendrai au courant) au traitement que Google fait du scan de mes mails (voir article sur LinkedIn, sinon amusez-vous aussi de parler de voyage au japon, ou de séjour thermal avec un ami vous verrez les pubs sur différents sites évoluer,  c’est « flippant » ).

Y’a plusieurs points à relever ici, comme le fait Mann, premièrement se pose la question de la quantité d’appareils connectés, captant, enregistrant tout un tas de données, sachant que ce n’est que le « début »… J’imagine facilement d’ici quelques décennies des appareils capables de faire des analyses « lipides / protides / glucides » d’un aliment par exemple. Imaginons le futur, c’est ce que Vinton propose ici clairement.

Vont-ils être interdits par Mc Do car ils permettent de filmer ? Quid de la personne qui rendre dans le magasin en répondant à un SMS ? Interdite aussi car elle est potentiellement en train de filmer ?

Deuxième point, se faire justice soi-même ? Évidemment non, pas dans une société « moderne ». Et c’est tout (le blog d’Eolas vous aidera).

Premier point positif, Mc Do a répondu de manière personnelle via Sébastien Perrochain, qui n’est autre que môssieur le « Directeur des affaires publiques et blabla » de Mc Do (voir Linkedin, GIYF). En substance ce monsieur explique à Mann qu’après interrogation des témoins y’a eu aucun soucis, rien, que tout c’est super bien passé et qu’il regrette que « our staff’s request that you stop filming in our restaurant offended you. As we previously informed you, our employees were simply attempting to protect the right of privacy of our staff and customers, a right which is protected by Article 9 the French Civil Code. We aim to provide all of our customers a great experience in our restaurants and remain committed to complying with the laws that govern our business and of the rights of all of our employees and customers. »

En français ça donne qu’il regrette que la « demande des employés d’arrêté de filmer dans le restaurant l’a offensé. Comme nous vous avons précédemment informé, nos employés ont simplement essayé de protéger la vie privée de notre équipe et client (alors que Mc Do a des caméras partout, ce que reproche Mann en fait), un droit protégé par l’article 9 du code civil. Nous avons pour but de donner à nos clients la meilleure expérience dans nos restaurants et nous restons engagés à respecter les lois qui gouvernent nos affaires et le droit de tous nos employés et clients ».

Mann insiste sur plusieurs points en ne répondant malheureusement pas à tous les problèmes que posaient ces précédentes interventions, j’y viendrai après.

1. l’enquête repose sur la déposition de témoins (employés ou pas) (conflits d’intérêt (Mann se propose même de relire les témoignages), témoignages recueillis par Mc Do…). ??? Et les caméras de surveillance ?

2.  Droit d’image.. Et surtout qui doit appliquer le droit !

Bon, ensuite Mann a simplifié tout ça, et a posé deux questions

(1) not allowing computerized seeing aids in McDonalds; and
(2) specifically identify the law that you claim exists against such technology and why you are taking that law (if it exists) into your own hands.

C’est légitime, mais s’il veut faire mieux, y’a pas 36 solutions, soit il passe un coup de fil à Eolas, soit il passe par une association de consommateur. Mais Mc Do et Sébastien posent aussi plusieurs soucis. Si effectivement c’est une très bonne chose que Sebastien est répondu « en personne », il précise qu’ils ont pu bouffer leur bouffe avant qu’on lui redemande d’arrêter de filmer. (Donc on lui a quand même demandé au moins une fois, sans qu’il soit précisé comment… Mann la copie du courrier…)

Enfin Mc Do n’a pas fait de nouveau communiqué officiel… Mais bordel, pourquoi ? Veulent-ils étouffer l’affaire ? Probablement, et ça fonctionne plus ou moins car Mann utilise ce prétexte, mais comme pour l’histoire de Domino’s, de La Redoute, ou d’autres (balancez donc en commentaires !), tout se passe et se termine, et on oublie.

Manifeste pour un .edu en France ! (.uni.fr ?)

C’est un court billet qui va peut-être paraître obscur, mais il me semble pourtant nécessaire.

Aux USA il y a Educause qui est chargé de fournir des adresses (je fais simple) uniquement aux organismes « post-secondaire » et rien d’autres (après le lycée quoi).  Donc, si l’on se rend sur une url de la forme tagadatsoin.edu on sait et de manière certaine que l’on se trouve sur une adresse « universitaire » sérieuse.

C’est un peu comme le .gouv.fr (par exemple : www.developpement-durable.gouv.fr) qui appartient obligatoirement à une organisation gouvernementale, un ministère…

Qu’est-ce qui pose problème ?

En France, chaque organisme de formation post-secondaire est totalement libre de choisir son nom de domaine. Par exemple, il peut s’agir d’un .com (exemple : grenoble-em.com), d’un .fr (exemple : www.iupmanagement.fr/) et même d’un .edu (polytechnique). Et c’est un problème car ce fonctionnement crée de la confusion. Même si beaucoup d’universités ont choisi univ-VILLE.fr (exemple : www.univ-st-etienne.fr/), il n’existe aucun moyen simple et immédiat d’être certain d’avoir affaire à un domaine lié à une organisation universitaire reconnue (par un organisme officiel). L’usurpation peut être aisée.

Récemment il y a eu un gros marché des tld et c’est dommage que la France n’est pas demandée un .uni, ou que sais-je encore. Voilà pourquoi je souhaiterais la création d’un domaine de second niveau de type .uni.fr, ou .ac.fr… qui sera comme le .gouv.fr, une source clairement identifiée appartenant à un organisme universitaire « reconnu » (ESC, Universités, INSA…). Ces url seraient attribuées uniquement par un organisme reconnu (genre : education.gouv.fr) suivant une « charte » rigoureuse, ce qui n’empêchera personne de garder les domaines précédent, évidemment…

Et donc…

L’information provenant d’un site « .edu » n’a, pour moi, pas le même poids dans une recherche d’informations ou un prise de décision, que celle provenant d’un « .com » obscur, c’est tout simplement lié à la « source » de l’information.

Le fait d’identifier sans ambiguïté une source « universitaire » avec un .uni.fr permettrait de clarifier vraiment ce foisonnement étrange d’url en tout genre sur les domaines liés aux études supérieures et d’apporter un peu de sérieux sur l’université en France (à l’image du .edu, ou du .ac.uk…).

Une bonne idée ou pas ?

La guerre des navigateurs, Opera vs Firefox…

Je suis (et je resterai) un fan d’Opera. Toutefois, devenant de plus en plus « éduqué » j’ai tendance à me tourner de plus en plus vers des solutions libres en attendant d’opter carrément pour le Yeelong avec gNewSense (voir ici (en anglais) pour comprendre, y’a aussi mon copain bux qui a lancé une documentation publique sympa).

C’est donc dans cette démarche que je tente de remplacer Opera par Firefox et que je vous propose ma petite et non-concluante expérience (une autre ici). Vous l’avez deviné, Opera pourrait gagner le match. Ce n’est pas sur des critères de performances et autres résistances aux malwares que je me suis fixé, mais sur mes « usages ». En effet, des dizaines de sites vous proposent ces comparatifs techniques de manière très détaillée, une recherche sur le web vous éclairera.

Si Firefox gagne le match c’est juste avec sa licence (Mozilla machin… qui est compatible avec la GPL). Opera n’est pas en reste à l’usage, il est même loin devant.

D’abord, Opéra, dans sa version précédent la 12.10 était très consommateur en RAM souvent plus de 1 Go avec quelques onglets ouverts, ce que je n’ai jamais vu avec Firefox, c’était peut être son seul soucis (résolu avec cette nouvelle version). En revanche, Opéra est juste un monstre de fonctionnalités, tout est regroupé sur une seule interface, et par tout j’entends par exemple (ce sont les fonctionnalités que j’utilise le plus) :

  • un système de recherche thématique dans des bases de données ;

    Une consommation de RAM similaire (sans extension / add-on activé)

  • un gestionnaire de signets / marques pages (c’est la même chose) très performant (celui de Firefox est un peu moins bien je trouve) ;
  • un client « IRC » (juste super bien pensé et très simple) ;
  • un client mail (que j’ai cessé d’utiliser car il avait des soucis IMAP, je ne sais pas si c’est résolu) ;
  • un lecteur RSS (cf. ci-dessous) ;
  • la possibilité de créer et utiliser des recherches par raccourci (par exemple, j’ai paramétré Opera pour que, si, dans la barre d’adresse, je tape « am crowdsourcing », il aille chercher cela sur Amazon.fr, et on peut enregistrer beaucoup de recherches) ;
  • une gestion du cache juste magique (cf. ci-dessous) !
  • etc… (genre la navigation au mouvement de souris, à la voix…)

Si ces fonctionnalités seront « inutiles » pour certains, elles sont pour moi toutes complémentaires et c’est ce qui fait la force d’Opera. Mais tant pis, au nom de certaines idées je réapprends tout… Pour les trucs populaires que la plupart du temps j’entends sur Firefox, genre adblock, ça existe aussi sur Opera, et ça s’appelle aussi des extensions.

Ci-dessous quelques copies d’écran (oui, je tourne sous Windows 7 et je suis donc loin d’être parfait… C’est pour des raisons professionnelles et je me soigne).

RSS nativement sur Opera

RSS nativement sur Opera

RSS nativement sur Firefox

RSS nativement sur Firefox

En fait sous Firefox, vous n’avez qu’une liste de lien, il n’y a pas de « lecteur » RSS à proprement parlé. Je pense que chez Moozilla c’est Thunderbird fait ça.

La gestion du cache sous Opera est très simple. On peut même rechercher par type de fichier ou taille. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais du aller dans le répertoire ou sur des services comme Keepvid pour récupérer des fichiers. Il en est de même pour la gestion des mots de passes, bien plus efficace sous Opera (ctrl+entrée avec un choix si plusieurs identifiants et pas de remplissage automatique comme sous firefox)

Gestion du cache d'Opera

Gestion du cache d’Opera

En conclusion, il faut maintenant que je me trouve un client mail et RSS libre (Thunderbird je pense), un client IRC libre (aucune idée…) et enfin un client de téléchargement potable et toujours aussi libre, (Jdownloader (il doit y avoir des bouts de java non-libre ?) + torrent ?). J’attends votre aide en commentaire !

Pour finir, si on doit résumer tout cela il suffit simplement de dire qu’Opera est un navigateur Internet et Firefox un navigateur Web, et c’est une énorme différence…

Aidez l’internet… Appel de framasoft…

Je relaie  l’appel que j’ai reçu ce matin dans ma boîte mail :

(Toutes nos excuses si vous recevez ce message en plusieurs exemplaires.)
Paradoxe : Framasoft va plutôt bien mais pourrait s’arrêter demain !
Bonjour,
logo framasoftNous nous permettons de vous contacter aujourd’hui car vous avez participé un jour au contenu du réseau Framasoft (qu’il s’agisse de laisser un message, un commentaire, rédiger un article, créer un framadate, etc.). Nous tenions tout d’abord à vous en remercier puisque cela signifie que vous faites vous aussi partie de notre communauté ;)
Il n’est pas dans nos habitudes d’envoyer un tel courrier non sollicité et nous nous en excusons. Mais Framasoft est en difficulté et relance dans un contexte délicat sa campagne de dons.
Créé il y a plus de 10 ans, le réseau Framasoft fait la promotion du logiciel libre auprès du grand public et se décline aujourd’hui en une vingtaine de services et de projets (dépassant au total le million de visiteurs mensuels).
Pour faire face à la montée en charge, nous avons dû nous structurer en association pour mieux organiser la croissance de l’activité collaborative et bénévole. En septembre dernier nous avons ainsi accueilli notre deuxième permanent, le fondateur Alexis Kauffmann.
C’était une décision nécessaire, et cette arrivée coïncide avec la sortie de nombreux nouveaux projets depuis la rentrée, mais c’était également un pari : celui d’espérer continuer à être soutenu par la communauté.

Dans le cas contraire, nous n’avons que quelques mois de visibilité car cette indispensable arrivée a également fortement fragilisé notre budget. Nous voici donc devant un apparent paradoxe : celui d’être en meilleure situation que par le passé mais avec le risque réel de mettre bientôt la clé sous la porte.

Ne bénéficiant ni de subventions publiques, ni de fonds privés, nous vivons essentiellement de vos dons individuels collectés sur Internet. Si vous le pouvez et si vous pensez que nous le méritons, merci de nous soutenir en suivant le lien ci-dessous.

Plus que jamais nous pensons que le « Libre » est source d’espoir et de progrès dans un monde qui se cherche et a bien besoin de ses valeurs. Permettez-nous de poursuivre notre action et de continuer à y croire avec vous.
http://soutenir.framasoft.org/

La route est longue mais la voie est libre,
L’équipe Framasoft
PS : Nous privilégions les dons récurrents qui nous assurent stabilité et pérennité. Nous vous rappelons que notre association à but non lucratif bénéficie de la déduction fiscale liée à son caractère d’intérêt général. Ainsi, par exemple, pour un don récurrent de 120 € (soit 10 € par mois pendant un an), la réduction est de 79,20 € et donc le coût réel de votre don est de 40,80 €.
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Liens connexes
Une sélection de témoignages de nos donateurs : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/11/04/merci-framasoft-merci-logiciel-libre
6 bonnes raisons de soutenir Framasoft http://www.framasoft.net/_home/
Le rapport moral 2011 de l’association Framasoft permettant de vous faire une idée plus précise de nos multiples activités : http://soutenir.framasoft.org/sites/default/files/rapport_moral_framasoft_2011-v3.pdf
Framalab, Framazic, Framakey Wikipédia, nouveaux Framabooks… toutes les nouveautés parues depuis la rentrée de septembre : http://www.framablog.org/index.php/category/framasoft
Nos 10 ans : – Sur France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-la-place-de-la-toile-de-framasoft-2011-11-19 – Le site créé à cette occasion : http://10ans.framasoft.org/

Pourquoi vous ne me trouverez pas sur Linkedin ? La réponse en quelques lignes…

Sans doute, beaucoup de monde a déjà proposé cet article. Sans doute aussi beaucoup de personnes ne sont pas sur Linkedin pour les mêmes raisons, mais à la vue de l’ampleur de ce réseau et du nombre d’inscrits je pense que cet article doit être publié.

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, quelque soit l’inscription que l’on est en train d’effectuer, l’achat d’un nouveau produit, l’installation d’un nouveau logiciel, on a tous un jours coché cette case certifiant que nous avons lu et que nous sommes d’accord avec les conditions d’utilisation, sans même avoir pris trente secondes pour lire le premier article de ces mêmes conditions.

Et c’est normal, un jargon juridique ultra-lourd, des dizaines de pages à lire, PARFOIS EN MAJUSCULES POUR D’OBSCURES RAISONS (sans aucun doute légalement justifiables), rendent ces textes simplement inutilisables sans avoir plusieurs jours à gaspiller, ou un diplôme de droit et quelques heures.

J’utilise moi aussi beaucoup de services restrictifs… Google en premier avec exactement les mêmes contraintes que je vais présenter ici. Je tente actuellement de tout faire (avec Bux) pour commencer de m’en passer (Gmail et Google Drive principalement) pour diverses raisons dont celle que je vais exposer.

Je ne condamne pas, évidemment (outre l’inutile complexité de ces conditions d’utilisation) leurs existences, comme pourrait le faire la FSF (avec raison) tout simplement car je ne vois pas d’alternatives économiquement viables (et non rentable, c’est différent,  je considère viable comme le fait qu’elle ne perd pas d’argent, rentable, qu’elle existe pour générer un profit).

Voilà le type d’accord qui entraîne mes abandons des services Google, ou mon absence de Linkedin… (exemple pour Linkedin, mais vous trouverez la même chose sous la rubrique « Vos contenus et nos Services » de Google ou encore ici pour Deviant-Art et pour tous les autres services dont « nous » produisons le produit (ou alors « nous » sommes carrément le produit)).

« vous concédez à LinkedIn un droit non exclusif, irrévocable, pour le monde entier, perpétuel, illimité, cessible, qui peut être l’objet de sous-licences, entièrement payé et libre de toute obligation à payer une redevance, de copier, élaborer des œuvres dérivées, améliorer, diffuser, publier, retirer, retenir, ajouter, analyser et utiliser ou commercialiser de toute façon actuellement connue ou à venir, tout élément que vous fournissez, directement ou indirectement, à LinkedIn, et notamment tout contenu généré par un utilisateur, toute idée, tout concept, toutes techniques ou données que vous soumettez à LinkedIn, sans autre autorisation, notification, et/ou contrepartie pour vous ou tout autre tiers. Toute contribution que vous nous soumettez l’est à vos risques comme expliqué aux articles 2 et 3 de ce Contrat. »

Comme vous le constatez, on concède beaucoup en contre partie de ce service, il suffirait simplement que cela soit, par exemple, non-perpétuel, non-illimité, non-cessible, non-commercialisable (entres autres) sauf avec mon accord et sur demande, pour que cela change énormément ma perception !

Mais s’il faut en retenir quelque chose, ne mettez jamais sur un service qui ne dépend pas intégralement de vous des données dont vous voulez « contrôler » la diffusion et ne mettez simplement jamais en ligne (où que ce soit) des données que vous ne voulez pas diffuser ! C’est vraiment une règle de base, logique, mais beaucoup ont tendance à l’oublier.

Et bien non… Pas de renouveau mais un truc intéressant…

Kim dot com twitterJe cite (depuis le site de Kim) (ma traduction) : « c’est le premier Novembre. Le compteur est à zéro. Le gouvernement américain s’oppose toujours à rendre les fichiers accessibles aux utilisateurs de mégaupload. La course pour la présidentielle américaine est serrée. Si Obama perd l’élection de moins de 100 000 voix cette avec avec la MPAA lui aura coûtée l’élection. Mais peut importe qui sera le nouveau président nous continuerons de nous battre pour nos utilisateurs et le nouveau méga arrive bientôt. »

Autrement dit, si y’a la jolie vitrine de son nouveau projet plus décentralisé (hébergé par de nombreux acteurs), crypté à la volée et non hébergé depuis les US, « mega« , on n’apprend rien de plus.

Reste à suivre l’ami Kim sur twitter et pas grand chose d’autre…

Si, en revanche c’est l’EFF qui nous propose quelque chose d’intéressant sur un utilisateur qui s’était retourné contre les US pour récupérer ses données. Aux US de dire que c’est pas leur problème et qu’en plus de toute façon les données, puisque hébergées ailleurs que dans son salon, ne lui appartenaient pas…

 

Moins d’une heure avant le renouveau de Megaupload ?

C’est en effet ce qu’indique le compteur sur le site de l’ami kim.com.

Est-ce le renouveau de Megaupload (la fin ici et ), le lancement du système qui allait permette de rémunérer les artistes…. On verra… Toujours étant que, bon gré mal gré, nous sommes nombreux à attendre le retour de la plateforme…

Et une question me hante… Mes fichiers seront-ils toujours disponibles ?

Moins d'une heure avant le renouveau de Megaupload.

Steve Mann vs Mc Donald… Deux mois après… Rien…

 Cet article a été écrit début août mais je n’ai pas eu le temps de le publier…
Il y a quelques nouveautés dans l’affaire, j’y reviendrai dans les semaines à venir !

Logo Mc DonaldJ’ai mis un mois et demi, plus d’un mois à attendre une foutue réponse de Mc Donald’s après la triste plainte de Steve Mann, un humain augmenté, un des premiers… Court rappel de l’histoire. Steve Mann génie malvoyant s’est doté de lunettes qui lui permettent de mieux appréhender la réalité. Ses lunettes sont littéralement fixées à lui et il a toujours sur lui les documents correspondant à ce dispositif.

La grosse chaîne de fastfood repose elle principalement sur un réseau de restaurant « groupe » et des « franchisés ». Les restaurants, d’après mon expérience, dépendent beaucoup de leur directeur (un abruti fera d’un restaurant un truc immonde et inversement)Steve Mann et donc, on peut s’attendre à voir des restaurants « parfait » et d’autres pourris. En pratique, les rythmes imposés par ce travail fond que, de toute façon, ce sera jamais top… M’enfin, je m’égare…

Steve se rend donc au restaurant des Champs Élysée (1er Juillet) et là  des employés vont lui poser quelques questions sur ce dispositif. Des employés vont s’en prendre physiquement à Steve en tentant de lui enlever ses lunettes et d’autres vont carrément froisser les  documents certifiant du besoin (pas vital, mais voir clair c’est quand même pratique non ?) dans la vie de tous les jours de ce dispositif pour Steve (les images sur le site de Steve sont explicites). Au final il sera semble-t-il mis dehors d’après son article, et les images semblent confirmer. Oui, car les lunettes enregistrent et conservent en mémoire des images remettant bien en cause ce « venez comme vous êtes » ! Le truc énorme c’est quand même que, dans la même journée, lui et ses gosses ont visité pas mal de musées et autre monument gardés par la police ou autre et jamais rien ne leur a été demandé…

Pour plus de détails sur l’histoire, n’hésitez pas à passer sur le site de Korben, l’express, à faire du GIYF comme il faut, ou plus simplement à lire directement l’histoire racontée par Steve (en anglais).

Mc Donald, devant l’ampleur du truc a du faire marcher son service juridique et à sorti une réponse réellement mauvaise dans un langage à la limite du texte de loi, excusez-moi du peu, alacon (je n’ai rien contre les gens de loi, mais si seulement on était assez éduqué pour parler comme eux ça simplifierait la vie, non ?)… La réponse est lisible ici. Je vais juste relever deux ou trois trucs sympa avant de suggérer quelques petites choses à Mc Do et à nous.

On peut lire dans le communiqué officiel que « McDonald’s France a pris connaissance de la réclamation de Monsieur Mann, le 17 juillet 2012 suite à la publication sur son blog. Immédiatement, McDonald’s France a lancé une enquête poussée afin de faire toute la lumière dans cette affaire. » Or les faits ont eu lieu le 1er Juillet et dans son article Mann affirme que qu’il a « essayé à plusieurs reprises de contacter McDonald, sans jamais avoir de réponse. » Il a même fait un WhoIs sur le site pour récupérer les informations de contact, mais, en bref, rien, silence complet…

Venez comme vous êtes, sauf avec des lunettesJe suis allé sur le site, et effectivement, c’est pas simple de trouver le lien « contactez-nous« … Il m’a fallu quelques minutes…Je vous jure, en 2012…  Mc Donald, désolé, vous vous foutez de la gueule de vos clients ou vous êtes une sacrée bureaucratie, mais dans les deux cas vous avez un problème, y’a pas d’adresse mail, ni de systèmes de commentaires !!! (alors que Mc Do US, rien à dire c’est simple)…

Enfin, pour revenir à l’histoire « selon les employés, les échanges avec Monsieur Mann ont été empreints de respect et de politesse. » Évidemment, et les photos sont truquées… Comme dirait House, « people lie »… Reste à savoir qui.

« McDonald’s réaffirme avec force son attachement à un principe de droit fondamental du code civil qui impose à toute entreprise de protéger le droit à l’image de ses salariés et de ses consommateurs. » Autrement dit « ce restaurant est sous vidéo surveillance, pour toute réclamation adressez-vous à blablabl »… Pourquoi alors personne n’a sorti les extraits des vidéo surveillances, s’il vous plaît, maître éolas (lien vers une petite discussion sur ce sujet) creusez un peu pour voir. D’ailleurs je ne comprends pas qu’une association n’y soit pas encore allée.. M’enfin…

Pour finir, Mc Do va sortir une GadgetoPhrase (je crois que je suis du même avis que Challenge), à savoir qu’ « au regard de l’émotion que cette affaire a suscitée, McDonald’s en appelle à la responsabilité de chacun et invite l’ensemble des observateurs à ne pas tirer des conclusions hâtives avant que tous les faits ne soient collectés. Si des éléments nouveaux venaient à être versés au dossier, McDonald’s France s’engage à agir à la hauteur de sa responsabilité. » Il n’en faut néanmoins pas oublier que Mc Do n’a pas tord et que l’article de Mann est pour le moins manquant de certains détails, tel que la copie de la lettre du medecin, la description de la fonction du dispositif et autre pour rendre son témoignage incontestable. D’autant plus qu’on sait le monsieur très à cheval sur ces notions et que cela ne plaide pas en sa faveur. A voir notamment cet extrait de cybermann.

Mais j’arrête ici, vous avez assez de matériel pour juger. Voici ce que je suggère, ou fait :

  • Je ne vais plus chez eux. Bref, je boycotte totalement cette chaîne (même si je n’y allais pas souvent) jusqu’à publication de la suite des évènements, plus d’un mois pour interroger une dizaine de personne, y’a un problème non ? Si tout le monde relaye le message, sans doute cela fera-t-il réagir plus vite ? Le pouvoir des foules !
  • Je conseille à Steve Mann de publier des précisions sur ce qu’il affirme, quitte à engager une procédure et pas se cacher derrière une espèce de (je caricature) « OMG, c’tro une grosse company, g tro peur ! » assez peu crédible finalement, mais néanmoins bien compréhensible.
  • Surtout, je suggère à Mc Do France qui insiste dans sa comm sur son ignorance des différences d’afficher un visage plus humain et de confier à leur community manager une adaptation des textes alacon fournis par le service juridique, parce que là, vraiment, ça n’aide pas. Un langage froid et désincarné (c’est Mc Donalds’ France qui parle en tant que personne morale dans tout le communiqué). Si on se rappelle (à moindre mal) l’histoire de la redoute on voit que Mc Do n’a pas tout compris. Ce qui n’est pas le cas de Mc Do USA qui fait un peu mieux pour un message au sens me paraissant similaire.