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Manifeste pour un .edu en France ! (.uni.fr ?)

C’est un court billet qui va peut-être paraître obscur, mais il me semble pourtant nécessaire.

Aux USA il y a Educause qui est chargé de fournir des adresses (je fais simple) uniquement aux organismes « post-secondaire » et rien d’autres (après le lycée quoi).  Donc, si l’on se rend sur une url de la forme tagadatsoin.edu on sait et de manière certaine que l’on se trouve sur une adresse « universitaire » sérieuse.

C’est un peu comme le .gouv.fr (par exemple : www.developpement-durable.gouv.fr) qui appartient obligatoirement à une organisation gouvernementale, un ministère…

Qu’est-ce qui pose problème ?

En France, chaque organisme de formation post-secondaire est totalement libre de choisir son nom de domaine. Par exemple, il peut s’agir d’un .com (exemple : grenoble-em.com), d’un .fr (exemple : www.iupmanagement.fr/) et même d’un .edu (polytechnique). Et c’est un problème car ce fonctionnement crée de la confusion. Même si beaucoup d’universités ont choisi univ-VILLE.fr (exemple : www.univ-st-etienne.fr/), il n’existe aucun moyen simple et immédiat d’être certain d’avoir affaire à un domaine lié à une organisation universitaire reconnue (par un organisme officiel). L’usurpation peut être aisée.

Récemment il y a eu un gros marché des tld et c’est dommage que la France n’est pas demandée un .uni, ou que sais-je encore. Voilà pourquoi je souhaiterais la création d’un domaine de second niveau de type .uni.fr, ou .ac.fr… qui sera comme le .gouv.fr, une source clairement identifiée appartenant à un organisme universitaire « reconnu » (ESC, Universités, INSA…). Ces url seraient attribuées uniquement par un organisme reconnu (genre : education.gouv.fr) suivant une « charte » rigoureuse, ce qui n’empêchera personne de garder les domaines précédent, évidemment…

Et donc…

L’information provenant d’un site « .edu » n’a, pour moi, pas le même poids dans une recherche d’informations ou un prise de décision, que celle provenant d’un « .com » obscur, c’est tout simplement lié à la « source » de l’information.

Le fait d’identifier sans ambiguïté une source « universitaire » avec un .uni.fr permettrait de clarifier vraiment ce foisonnement étrange d’url en tout genre sur les domaines liés aux études supérieures et d’apporter un peu de sérieux sur l’université en France (à l’image du .edu, ou du .ac.uk…).

Une bonne idée ou pas ?

La guerre des navigateurs, Opera vs Firefox…

Je suis (et je resterai) un fan d’Opera. Toutefois, devenant de plus en plus « éduqué » j’ai tendance à me tourner de plus en plus vers des solutions libres en attendant d’opter carrément pour le Yeelong avec gNewSense (voir ici (en anglais) pour comprendre, y’a aussi mon copain bux qui a lancé une documentation publique sympa).

C’est donc dans cette démarche que je tente de remplacer Opera par Firefox et que je vous propose ma petite et non-concluante expérience (une autre ici). Vous l’avez deviné, Opera pourrait gagner le match. Ce n’est pas sur des critères de performances et autres résistances aux malwares que je me suis fixé, mais sur mes « usages ». En effet, des dizaines de sites vous proposent ces comparatifs techniques de manière très détaillée, une recherche sur le web vous éclairera.

Si Firefox gagne le match c’est juste avec sa licence (Mozilla machin… qui est compatible avec la GPL). Opera n’est pas en reste à l’usage, il est même loin devant.

D’abord, Opéra, dans sa version précédent la 12.10 était très consommateur en RAM souvent plus de 1 Go avec quelques onglets ouverts, ce que je n’ai jamais vu avec Firefox, c’était peut être son seul soucis (résolu avec cette nouvelle version). En revanche, Opéra est juste un monstre de fonctionnalités, tout est regroupé sur une seule interface, et par tout j’entends par exemple (ce sont les fonctionnalités que j’utilise le plus) :

  • un système de recherche thématique dans des bases de données ;

    Une consommation de RAM similaire (sans extension / add-on activé)
  • un gestionnaire de signets / marques pages (c’est la même chose) très performant (celui de Firefox est un peu moins bien je trouve) ;
  • un client « IRC » (juste super bien pensé et très simple) ;
  • un client mail (que j’ai cessé d’utiliser car il avait des soucis IMAP, je ne sais pas si c’est résolu) ;
  • un lecteur RSS (cf. ci-dessous) ;
  • la possibilité de créer et utiliser des recherches par raccourci (par exemple, j’ai paramétré Opera pour que, si, dans la barre d’adresse, je tape « am crowdsourcing », il aille chercher cela sur Amazon.fr, et on peut enregistrer beaucoup de recherches) ;
  • une gestion du cache juste magique (cf. ci-dessous) !
  • etc… (genre la navigation au mouvement de souris, à la voix…)

Si ces fonctionnalités seront « inutiles » pour certains, elles sont pour moi toutes complémentaires et c’est ce qui fait la force d’Opera. Mais tant pis, au nom de certaines idées je réapprends tout… Pour les trucs populaires que la plupart du temps j’entends sur Firefox, genre adblock, ça existe aussi sur Opera, et ça s’appelle aussi des extensions.

Ci-dessous quelques copies d’écran (oui, je tourne sous Windows 7 et je suis donc loin d’être parfait… C’est pour des raisons professionnelles et je me soigne).

RSS nativement sur Opera
RSS nativement sur Opera
RSS nativement sur Firefox
RSS nativement sur Firefox

En fait sous Firefox, vous n’avez qu’une liste de lien, il n’y a pas de « lecteur » RSS à proprement parlé. Je pense que chez Moozilla c’est Thunderbird fait ça.

La gestion du cache sous Opera est très simple. On peut même rechercher par type de fichier ou taille. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais du aller dans le répertoire ou sur des services comme Keepvid pour récupérer des fichiers. Il en est de même pour la gestion des mots de passes, bien plus efficace sous Opera (ctrl+entrée avec un choix si plusieurs identifiants et pas de remplissage automatique comme sous firefox)

Gestion du cache d'Opera
Gestion du cache d’Opera

En conclusion, il faut maintenant que je me trouve un client mail et RSS libre (Thunderbird je pense), un client IRC libre (aucune idée…) et enfin un client de téléchargement potable et toujours aussi libre, (Jdownloader (il doit y avoir des bouts de java non-libre ?) + torrent ?). J’attends votre aide en commentaire !

Pour finir, si on doit résumer tout cela il suffit simplement de dire qu’Opera est un navigateur Internet et Firefox un navigateur Web, et c’est une énorme différence…

Protégeons notre Pacha Mama…

J’ai un collègue prof. en système d’information qui est très soucieux des problématiques socio-environnementaux. Je discutais avec lui du « récent » appel de Patagonia à acheter moins, recycler, réparer…

Aussi, j’ai toujours eu une fibre « critique » notamment sur la société de consommation et ses dérives financières (rendez-vous compte, j’ai du acheter du miel en pot « verseur » pour pouvoir déjeuner dans un lieu exigu, pour diverses raisons, ce miel acheté à Carrefour a été conditionné en Belgique avec des miels d’Amérique du sud… Et il coutait moins cher que du miel d’apiculteur local… WTF !) s’il n’y a aucun doute qu’elle a permis de nombreuses choses, souvent bénéfiques, elle n’en reste pas moins instinctivement insoutenable à long terme (une recherche et votre esprit critique seront suffisants, si vous êtes fatigués, regardez instinctivement ici ou chercher le blog de Jorion (j’en avais parlé ici) ou un article ici).

Toutefois je ne suis pas un défenseur de la décroissance car, comme pour la propriété intellectuelle (par exemple), je pense que la notion même de croissance (économique) actuelle est juste un truc qui ne doit pas exister en l’état et être repensé.

Tout ça pour dire que je suis tombé sur une vidéo de Claude Bourguignon intéressante (alors que j’essaye de commencer à apprécier le vin et que je trainais ici) et très synthétique. Le lecteur avisé pourra chercher tous les autres docu genre ça ou ça ou ça

Marrant, je viens de voir que tous les documentaires sont « critiques », n’y a t il pas un docu sur Monsanto et consœurs expliquant ce qu’ils font de bien ,en plus de générer du profit pour leurs actionnaires et patron surpayés, pour l’ »homme » ?

Invitation au voyage… Mère est généreuse et formatrice.

Voici quelques morceaux choisis du bouquin de Stevenson, Voyages avec un âne dans les Cévennes. Je n’ai pas mis les pages volontairement. Bonne lecture !

Quant à moi, je voyage non pour aller quelque part, mais pour marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager.

L’important est de bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, de sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants. Hélas ! Tandis que nous avançons dans l’existence et sommes plus préoccupés de nos petits égoïsmes, même un jour de congé est une chose qui requiert de la peine.

Toutefois, un ballot à maintenir sur un bât contre un coup de vent venu du nord glacial n’est point une activité de qualité, mais elle n’en contribue pas moins à occuper et à former le caractère.

Et lorsque le présent montre tant d’exigences, qui peut se soucier du futur ?

La nuit est un temps de mortelle monotonie sous un toit ; en plein air, par contre, elle s’écoule, légère parmi les astres et la rosée et les parfums. Les heures y sont marquées par les changements sur le visage de la nature. Ce qui ressemble à une mort momentanée aux gens qu’étouffent murs et rideaux n’est qu’un sommeil sans pesanteur et vivant pour qui dort en plein champ. La nuit entière il peut entendre la nature respirer à souffles profonds et libres. Même, lorsqu’elle se repose, elle remue et sourit et il y a une heure émouvante ignorée par ceux qui habitent les maisons : lorsqu’une impression de réveil passe au large sur l’hémisphère endormi qu’au-dehors tout le reste du monde se lève. C’est alors que le coq chante pour la première fois. Il n’annonce point l’aurore en ce moment, mais comme un guetteur vigilant il accélère le cours de la nuit.

Le brouillard bleuâtre  s’étendait dans le vallon où j’avais si agréablement dormi. Bientôt, une large bande orange, nuancée d’or, enveloppa le faîte des monts du Vivarais. une grave joie posséda mon âme devant cette graduelle et aimable venue du jour. L’entendis le ruisselet avec plaisir. Je cherchais autour de moi quelque chose de beau et d’imprévu. Mais les pins sombres immobiles, la clairière déserte, l’ânesse qui broutait restèrent sans métamorphose. Rien n’était changé sinon la lumière et, en vérité, elle épendait tout un flot de vie et de paix animée et me plongeait dans une étrange jubilation.

En guise de conclusion une citation que j’ai particulièrement aimé (après l’avoir lue plusieurs fois) et qui m’a fait bien rire, surtout dans le contexte actuel de gué-guerres religieuses et de religio-phobie.

Je ne saurais trouver déloyal, en effet, d’avouer ne saisir aucune différence particulièrement dans ces matières transcendantes en qui nous avons tous la certitude que si d’aucuns peuvent se tromper, nous ne sommes nous-mêmes pas assurés d’avoir raison.

Dis papa, à quoi ça sert les « meeting » politique…

Regardant de loin la campagne (présidentielle, pas celle que l’on a à la fenêtre, autrement plus captivante), avec ma douce, car ayant déjà élu notre champion sur la base d’un programme largement accessible, une question nous a occupé quelques minutes :

Diantre (pour faire jolie), à quoi servent ces meeting politique ? (tous candidats confondus)

Et la conclusion c’était :

A RIEN, ou presque…

Je m’explique. Le meeting c’est quoi ? Une salle remplie de gens qui soutiennent déjà le candidat effectuant un discours toujours similaire, puisqu’il reflète son programme (c’est là une supposition, en partie démontrée par l’attitude des gens que l’on voit, (drapeau, banderole, hurlement, il est rare de voir des gens attentif, sans aucun signe de soutient).

Je n’ai trouvé qu’un seul article et un petit commentaire là dessus, que j’utiliserai à outrance (entre guillemets)pour argumenter ma pensée. D’abord, une petite partie sur le meeting d’aujourd’hui, acte irrationnel, puis sur ce que c’est que le meeting politique, la conclusion ayant déjà été donné ci-dessus.

Avant tout sur la dépense, sans même penser à l’usage… C’est qu’un meeting ça coûte très cher, c’est même le premier poste de dépense ! Ne pourrait-on pas diminuer le coût au profit d’autres choses ? Une réunion publique est moins chère  (ou un super easter egg avec un code Konami cf. image), et on retrouve un peu l’esprit d’antan de cette réunion qui avait pour but de débattre. Ce n’était pas un show au sens d’aujourd’hui, il fallait se battre pour ses idées et montrer qu’on était le meilleur. Maintenant il s’agit de ressasser un discours, toujours le même puisque basé sur un programme (j’insiste), de balancer deux trois critiques devant la caméra histoire de montrer qu’on a pas froid aux yeux et voilà. C’est un acte puéril, inutile, et couteux.

Cette mutation, apparemment, a débuté il y a un peu moins d’un siècle. « Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, il est clair que la réunion politique ne sera pas ce forum citoyen où les individus se rendent pour échanger leurs idées et forger une opinion publique rassemblée ». On quitte l’espère de forum citoyen, pour le show, et ce n’est que le début. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que j’ai appris sur l’Agora, ou les assemblées citoyennes abritant de véritables débats d’idées pour prendre des décisions, ici rien, juste un champion entouré de ses supporters.

Le seul intérêt, désormais, semble dans la droite ligne de ce qu’il c’est passé après la WWI.  « [L]’entre-deux-guerres révèle ainsi qu’ils [les meetings] sont organisés et commentés comme des démonstrations de force : force prouvée par le nombre de personnes assemblées et par la présence de signes de leur adhésion, la manifestation de leur enthousiasme. Les commentateurs font systématiquement ressortir la communion de la foule dans l’émotion.  » En bref, le meeting est devenu un instrument pour montrer qui a la plus grosse… (D’autres diront pour s’assurer du soutien, se motiver… Mais c’est du blabla, je vois mal un candidat ne pas être motivé, ou avoir des doutes…)

Et plus récemment ceci c’est précisé.  » Une enquête dirigée par Daniel Gaxie et Patrick Lehingue au début des années 1980 sur les élections municipales [OK c'est pas la même dimension, mais bon] montrait que « la présence à une réunion conforte une orientation politique préexistante et ne joue qu’un rôle infime d’information et de conviction pour les électeurs encore hésitants », et que « le meeting réunit des électeurs habitués à ce type de manifestations (…), qui ne s’y déplacent que pour écouter les orateurs dont ils sont politiquement proches ».  » Voilà, c’est confirmé…

« Avec la quasi-disparition des réunions contradictoires comme moyen de faire campagne, au profit de meetings partisans, puis avec la place croissante prise par les médias de masse, la télévision en particulier, la forme des meetings a changé [...]  » et en mal pour moi. Je ne vois pas comment, ce gouffre financier peut rendre un quelconque service à qui que ce soit, à part les boîtes d’événementiels… Que le candidat propose un débat public avec universitaires, ouvrier, paysans, chef d’entreprises, sans question pré-pensées, et là on pourrait tirer de la substance. 

Finalement je me pose une question, quelle est la place de cette loi sur l’égalité du temps de parole dans ce constat ?

MégaUpload debrief à chaud – pirates va !

Alors, voilà maintenant quelques jours que MegaUpload n’est plus accessible. Je n’ai pas beaucoup de temps, mais je vais essayer de faire un petit debriefing de tout cela.
Un petit rappel de ce qui a été fait, quelques questions sans réponses, et enfin quelques réflexion personnelles pour aller vers 3 scenarii vont constituer cet article.

La nouvelle page d'accueil de MégaUpload, trop la classe !

Premièrement, ce qui est notable c’est la réaction des Anonymous et d’autres. En tête de ligne de ce que l’on peut relever c’est la disparition de la page Facebook du FBI pendant plusieurs heures (à cause, je pense, des milliers de commentaires sur le mur de la news sur « Missing Person: Adji Desir » et « Human Trafficking »), c’est quand même drôle et révélateur. Je ne repasserai pas en revue tous les sites qui se sont effondrés les uns après les autres, suite aux attaques DDOS et autres, je l’ai fait un peu ici, et d’autres l’ont fait sans aucune doute beaucoup mieux (n’hésitez pas à balancer des liens en commentaires).

Plusieurs articles (ici ou ) parlent déjà des alternatives qui existaient depuis un moment, certains ont dit se foutre royalement de la fin de MégaUpload, d’autres concernés… A ce propos, ce que j’ai écris ici reste valable, suffit de chercher chez un de ces autres hébergeurs encore en ligne (ex : Fileserve, Upload Station, Filesonic, Uploading (je sais pas s’ils sont tous en ligne)…).

En revanches parmi ce flux d’informations, j’ai pu voir plusieurs choses déroutantes et d’autres vraiment étranges.

En premier lieu la censure (apparemment, je n’ai pas vérifier) de la part de tweeter de certains hashtags liés à l’activité des Anonymous. C’est très dangereux de la part de Tweeter, tout le monde ne les utilisaient pas à des fins illégales que je sache. C’est assez dérangeant et en dit long sur les problèmes, déjà bien connus, de la centralisation des données.

Deuxième point la réaction attendue de Maître Eolas est parue. On y apprend plusieurs choses, notamment pour ceux qui ne le savaient pas que le maître à de l’humour, mais aussi qu’en aucun cas la fermeture n’est définitive. On apprend aussi quelques détails divers et variés dans les commentaires. En gros l’ami Kim est en Nouvelle Zélande, en attendant de savoir si oui ou non il va être extradé. En tout cas j’entendais hier matin sur France Culture que sa demande de mise en liberté sous caution n’a pas été acceptée.

Ceci étant, d’un point de vue plus « technique », et je ne suis pas technicien à mon grand regret, ce qui fait quand même flipper c’est la capacité du Ministère de l’Information (Brazil pour ceux qui connaissent) Américain à éradiquer une portion du net. J’ai d’autant plus de mal avec le fait qu’ils n’avaient pas pu stopper Wikileaks (troll)… Pourquoi ? Juste une histoire de DNS ? Mais pourquoi les serveurs, tous les serveurs (d’aussi loin que je sache) sont hors ligne, ils était tous au USA ? Il s’agit de uniquement de serveurs web et les stockages de données sont toujours quelques part ? Mais pourquoi aucune IP n’est (apparemment) accessible ? Une histoire de collaboration de certains pays avec le FBI ? Je n’ai pas la réponse…

Maintenant un point fondamental, c’est l’absolue inutilité de SOPA / ACTA / LOPPSI / HADOPI et compagnie ! (étrange que ce site soit fermé juste quand il annonçait une nouvelle étoile dans la galaxie méga pour la musique et rémunérer directement les auteurs ?)

Et c’est facile à démontrer. Je vous ai déjà parlé d’un rapport (voir aussi l’article sur PC Impact) demandé par la Suisse qui en arrive à la conclusion que l’HADOPI n’est pas utile (et aussi par exemple qu’on ne sait pas l’impact réel du piratage, et que la part de dépenses reste stable malgré le piratage…), notamment parce qu‘il existe, actuellement, un arsenal légal suffisant pour la répression des actes de piraterie, mouahaha. Ce que nous prouve cette opération du FBI.

Je pense d’ailleurs en même temps à ce genre de rapport de l’assemblée nationale qui insiste sur le manque de modèle économique et qui dit qu’il faut soutenir les modèles économiques innovant, mais qui ne fait, finalement, que parler de répression (voir l’article de BlueTouff dans la sitographie, et quelle habitude de ne JAMAIS citer ses sources dans les rapports… C’est chiant au possible (ou juste de faire référence en fin de rapport))…

Pour appuyer ce point de vue, je cite ici B. Bayart, que je n’ai pas besoin de présenter (vidéos ici), interrogé (avec la HADOPI que je ne citerai pas) par lepoint (les passages en gras ne le sont pas dans l’original): « Premièrement, la fermeture de Megaupload n’a rien à voir avec les lois Hadopi, Sopa, Pipa ou Acta dont on parle beaucoup ces derniers temps. C’est du bon droit à l’ancienne qui a été appliqué, et cela prouve donc que ces lois idiotes et liberticides sont inutiles. Deuxièmement, cela prouve l’immense fragilité des systèmes centralisés comme l’était Megaupload. »

D’ailleurs ce matin, j’ai bien aimé Marc Voinchet (les matins de France Culture) qui précise que MégaUpload a remplit un vide sur un modèle économique qui n’existe pas. (Petite aparté sur les fautes des journalistes, on assimile les patrons à des voleurs qui stockaient et mettaient eux-mêmes les œuvres sur un site payant… Vous voyez l’idée.)

J’en viens à la suite, après les constat, c’est le grand n’importe quoi de certains « influents« . Genre on se laisse à dire que « le piratage est un danger pour l’avenir de notre civilisation. » Sans dec (je sais pour qui je ne voterai pas), c’est sur maintenant qu’ils ont un os à ronger à côté de la crise ça arrange tout le monde non ? Enfin, il faut souligner que certains savent rester relativement intègre et aimer le débat contradictoire, merci Thomas Cluzel, et pour les autres (je parle de hier matin sur France Culture) un petit coup d’œil, par exemple, sur Jamendo, In Libro Veritas ou Free Elixir vous éclairera un peu sur les « modèles d’affaires ». Et sur la non rentabilité de Spotify (ou Deezer mais je ne retrouve plus l’article) demandez à vos potes des majors (bah oui, le PDG de la FNAC pour rédiger un rapport, Albanel chez Orange, et d’autres, GIYF)… pourquoi ils ponctionnent autant !).

S’il faut bien reconnaître que MégaUpload était pratique, mais surtout GRATUIT, j’insiste messieurs les médias, il n’en reste pas moins que ce n’était pas nécessairement une bonne chose plutôt une mauvaise qui avait été engendrée par VOTRE système.

Si l’histoire du droit d’auteur nous en apprend beaucoup (et qu’il ne faut pas nécessairement le tenir pour acquis messieurs du gouvernement et surtout des majors), il n’en reste pas moins que, comme je tente de l’enseigner aux étudiants, un changement dans l’environnement socio-technique à partir des années 90 a grandement modifié les pratiques. Ce changement c’est, pour faire très court, Internet et le World Wild Web (évident avec l’actualité ce renommage non ?) les technologies et la numérisation qui va avec. On passe, pour tout ce qui est numérisable d’une économie de rareté (ou le contenant était le contenu) à une économie de plénitude, l’économie de l’information. Pour plus de renseignements sur ces modifications qui impactent considérablement les industries avec un modèles économiques qui n’est plus pertinent, référez-vous par exemple aux chapitres 4 et 5 d’Information Systems for Managers ou d’autres bouquins de références « scientifiques » comme vous aimez le dire  (je peux vous en donner des références). Comme je l’exprimais ailleurs, que ce serait-il passer si, à l’époque des début de l’auto, les élevages de chevaux et les fabricants de calèches les avaient « pourchassés » plutôt qu’aidés ?

Alors finalement quoi ?

Plusieurs scenarii:

  •  Rien, bah oui, rien ne change, on peut imaginer que même malgré les 20 ans de tôles riens ne change (en plus de ce qui a déjà changé) – probable
  • Tout, en gros la plupart ont fermé, du coup, les restant vont être pourchassés, et pour troller le PDG du nouvel Obs, comme Al Capone, arrêté pour ne pas avoir respecté la fiscalité (où le code de la route), c’est certain, c’est le même genre de mec. Ce qui risque de soulever énormément de protestations, trop dangereux pour les ayants droits – probable à certains
  • Ça dépend… En effet, les risques pour les « puissants » de tout changer si radicalement sont importants. Par conséquent,  s’ils y vont tranquillement, comme c’est le cas depuis un moment, on peut imaginer que le crack (comprenez la fin (à voir comment la mesurer) d’un vieux modèle) soit reportée en leur permettant une confortable transition assistée par les gouvernements (république bananière quand tu nous tiens) - certains à très certains

Et juste pour se marrer…

Sitographie (qui ne sont pas dans l’article) rapide :

Les liens du vendredi…

  • Et je continue à partager quelques liens qui trainent dans mes signets…
    Aujourd’hui, catégorie culture
    17 Musées en ligne, merci Google… Don’ be evil. je pose aussi un lien pour Google Book… Histoire de…
  • Section géographie, la cartothèque de la documentation française… Plein de choses sur ce qui nous entoure, vu de haut.
  • La litote la comparaison l’allégorie, toujours entendu parlé mais jamais pratiqué ? C’est le moment ! 
  • La BnF une quantité de livres, documents et autre monumental, y’a l’INA aussi.

  • Quand, dans la journée, je lève les yeux vers le ciel, je me demande toujours quel est l’oiseau que je vois… Ici la réponse !
  •  Un petit cours de philo, c’est un peu bordélique (genre web version 2000), mais finalement très synthétique.
  • Dans le genre web version 2000 y’a aussi ce cours de math de base très simple
  • Un doute sur un mot ? le TLFI est là !
  • En enfin, dans le genre culture minutes, se coucher moins bêtes, ou bien évidemment, la page au hasard de Wikipedia (gare au temps qui passe là dessus).

Culturez-vous mon bon m’sieur !

Je viens de lire un mail dans ma boîte m’informant que la toute jeune Review Of Phylosophy And Psychology proposait son contenu gratuitement jusqu’à la fin de l’année…

C’est en anglais et certains articles me paraissent intéressant, particulièrement comme tout promeneur de la grande toile, le volume de Juin 2011 sur le « partage », et puis peut être aussi parce que c’est en lien avec ma thèse…

Bon je ne sais pas du tout ce que ça peut donner mais en tout cas, on salut l’initiative, malheureusement trop isolée.

Je suis sur que Yann Leroux va aimer… Enfin suivant le contenu ^_^

Paul Jorion a dit : le capitalisme est cassé…

C’était hier matin sur France Culture dans l’émission l’invité des matins (ré-écoutez par ce lien)…

Pour la petite histoire j’ai pas mal de route à faire pour me rendre à Grenoble-em, où, ensuite, je dors chez un collègue, et étant donné que le RDS fonctionne très bien avec France Culture, et que c’est pas la pire des stations à écouter, je reste dessus.

Et j’ai donc écouté ces 15 minutes juste très fun… Où Paul Jorion,  que je ne connaissais pas à mon grand regret (Docteur en Sciences Sociale, ancien trader, tout ça),  nous explique que le capitalisme est cassé, et qu’il faut, d’une certaine manière « l’oublier ». Bon, on ne sait pas ni pour quoi, ni comment, mais en tout cas, le dire de manière intelligible c’est déjà pas mal. Et puis pour la forme, la critique sur la manière de « gérer » la crise par les politiques est juste énorme. Ci-dessous la vidéo. N’hésitez pas à commenter directement chez lui.

les matins – Paul Jorion par franceculture

Depuis le temps que j’attendais cela…

Non, je parle pas de la thèse, mais de quelque chose de plus important.

Je n’ai jamais, au grand jamais compris pourquoi, alors que l’on est soit disant dans une société civilisée, la souffrance animale avait si peu de place. Et de fait, je suis vraiment content de voir que je ne suis pas seul, et que d’autres ont plus de moyens.

Et j’ai encore moins compris, et je comprends encore moins pourquoi un pays LAÏC (enfin je croyais) a fait le choix il y a quelques années, au nom de pratiques MUSULMANE et ISRAÉLITE de faire souffrir de manière immorale et immonde des millions d’animaux par an ! Il en va d’ailleurs de même pour la tradition française, mais à moindre échelle, de « tuer le cochon », qui sera encore souvent égorgé vif sans avoir été assommé au préalable. Je ne sais pas ce qui est mieux, mais je suis sûr qu’à échelle industrielle ces pratiques sont non éthiques et basées sur des règles vieilles de plusieurs centaines d’années qui ne devraient plus être d’actualité.

Je ne vais pas m’étendre, et je vous invite à consulter les deux sites ci-dessous. Attention aux vidéos, elles sont choquantes, même en cas de mise à mort conventionnelle. Mais je pense qu’elles sont nécessaires. Sachez ce que vous avez dans votre assiette messieurs dames !

C’est pour cela que je préfère, dès que je le pourrai, avoir mes propres bêtes, les mettre à mort moi-même, dans le respect de la loi mais surtout de leur vie et de ce qu’ils m’apporteront contrairement aux pratiques industrielles peut scrupuleuses parfois. Il en va de même pour un cochon ou autre, finalement je préfère tuer un seul cochon et avoir à manger toute l’année, que d’acheter du jambon en permanence et entrainer la mort de plusieurs bêtes de la sorte.

C’est un long débat, et compliqué.