Archives du mot-clé Geek

Un petit mot pour le grand Internet…

Il semblerait que la fin de l’année soit une période réellement propice à l’activisme…

De toute part je vois / reçois / lis des appel à contributions pour défendre un Internet Libre et Ouvert. La première question que l’on doit se poser (après c’est quoi Internet) c’est celle de l’intérêt de la défense de son ouverture.

Pour répondre à cela il vous suffit de prendre quelques heures de votre temps et, plutôt que de regarder Koh-Lanta, de regarder cette série de conférences ayant eu lieu à Sciences Po par Benjamin Bayart (dont j’ai déjà parlé). Il présente ce que c’est qu’Internet et les enjeux derrières.

La première est une introduction sur la « technique » histoire de ne pas penser que c’est « magique et compliqué »…


Qu’est-ce qu’Internet ? 1/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

La seconde est plutôt sur les réflexion derrière internet.


Qu’est-ce qu’Internet ? 2/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

Enfin, la dernière s’arrête sur les aspects citoyens de la défense d’ouverture d’Internet


Qu’est-ce qu’Internet ? 3/3 – Conférence… par IUT-CERGY-PONTOISE

Une fois votre opinion faites, exprimez-là (en commentaire par exemple, que vous soyez pour ou contre !).

Manifeste pour un .edu en France ! (.uni.fr ?)

C’est un court billet qui va peut-être paraître obscur, mais il me semble pourtant nécessaire.

Aux USA il y a Educause qui est chargé de fournir des adresses (je fais simple) uniquement aux organismes « post-secondaire » et rien d’autres (après le lycée quoi).  Donc, si l’on se rend sur une url de la forme tagadatsoin.edu on sait et de manière certaine que l’on se trouve sur une adresse « universitaire » sérieuse.

C’est un peu comme le .gouv.fr (par exemple : www.developpement-durable.gouv.fr) qui appartient obligatoirement à une organisation gouvernementale, un ministère…

Qu’est-ce qui pose problème ?

En France, chaque organisme de formation post-secondaire est totalement libre de choisir son nom de domaine. Par exemple, il peut s’agir d’un .com (exemple : grenoble-em.com), d’un .fr (exemple : www.iupmanagement.fr/) et même d’un .edu (polytechnique). Et c’est un problème car ce fonctionnement crée de la confusion. Même si beaucoup d’universités ont choisi univ-VILLE.fr (exemple : www.univ-st-etienne.fr/), il n’existe aucun moyen simple et immédiat d’être certain d’avoir affaire à un domaine lié à une organisation universitaire reconnue (par un organisme officiel). L’usurpation peut être aisée.

Récemment il y a eu un gros marché des tld et c’est dommage que la France n’est pas demandée un .uni, ou que sais-je encore. Voilà pourquoi je souhaiterais la création d’un domaine de second niveau de type .uni.fr, ou .ac.fr… qui sera comme le .gouv.fr, une source clairement identifiée appartenant à un organisme universitaire « reconnu » (ESC, Universités, INSA…). Ces url seraient attribuées uniquement par un organisme reconnu (genre : education.gouv.fr) suivant une « charte » rigoureuse, ce qui n’empêchera personne de garder les domaines précédent, évidemment…

Et donc…

L’information provenant d’un site « .edu » n’a, pour moi, pas le même poids dans une recherche d’informations ou un prise de décision, que celle provenant d’un « .com » obscur, c’est tout simplement lié à la « source » de l’information.

Le fait d’identifier sans ambiguïté une source « universitaire » avec un .uni.fr permettrait de clarifier vraiment ce foisonnement étrange d’url en tout genre sur les domaines liés aux études supérieures et d’apporter un peu de sérieux sur l’université en France (à l’image du .edu, ou du .ac.uk…).

Une bonne idée ou pas ?

La guerre des navigateurs, Opera vs Firefox…

Je suis (et je resterai) un fan d’Opera. Toutefois, devenant de plus en plus « éduqué » j’ai tendance à me tourner de plus en plus vers des solutions libres en attendant d’opter carrément pour le Yeelong avec gNewSense (voir ici (en anglais) pour comprendre, y’a aussi mon copain bux qui a lancé une documentation publique sympa).

C’est donc dans cette démarche que je tente de remplacer Opera par Firefox et que je vous propose ma petite et non-concluante expérience (une autre ici). Vous l’avez deviné, Opera pourrait gagner le match. Ce n’est pas sur des critères de performances et autres résistances aux malwares que je me suis fixé, mais sur mes « usages ». En effet, des dizaines de sites vous proposent ces comparatifs techniques de manière très détaillée, une recherche sur le web vous éclairera.

Si Firefox gagne le match c’est juste avec sa licence (Mozilla machin… qui est compatible avec la GPL). Opera n’est pas en reste à l’usage, il est même loin devant.

D’abord, Opéra, dans sa version précédent la 12.10 était très consommateur en RAM souvent plus de 1 Go avec quelques onglets ouverts, ce que je n’ai jamais vu avec Firefox, c’était peut être son seul soucis (résolu avec cette nouvelle version). En revanche, Opéra est juste un monstre de fonctionnalités, tout est regroupé sur une seule interface, et par tout j’entends par exemple (ce sont les fonctionnalités que j’utilise le plus) :

  • un système de recherche thématique dans des bases de données ;

    Une consommation de RAM similaire (sans extension / add-on activé)
  • un gestionnaire de signets / marques pages (c’est la même chose) très performant (celui de Firefox est un peu moins bien je trouve) ;
  • un client « IRC » (juste super bien pensé et très simple) ;
  • un client mail (que j’ai cessé d’utiliser car il avait des soucis IMAP, je ne sais pas si c’est résolu) ;
  • un lecteur RSS (cf. ci-dessous) ;
  • la possibilité de créer et utiliser des recherches par raccourci (par exemple, j’ai paramétré Opera pour que, si, dans la barre d’adresse, je tape « am crowdsourcing », il aille chercher cela sur Amazon.fr, et on peut enregistrer beaucoup de recherches) ;
  • une gestion du cache juste magique (cf. ci-dessous) !
  • etc… (genre la navigation au mouvement de souris, à la voix…)

Si ces fonctionnalités seront « inutiles » pour certains, elles sont pour moi toutes complémentaires et c’est ce qui fait la force d’Opera. Mais tant pis, au nom de certaines idées je réapprends tout… Pour les trucs populaires que la plupart du temps j’entends sur Firefox, genre adblock, ça existe aussi sur Opera, et ça s’appelle aussi des extensions.

Ci-dessous quelques copies d’écran (oui, je tourne sous Windows 7 et je suis donc loin d’être parfait… C’est pour des raisons professionnelles et je me soigne).

RSS nativement sur Opera
RSS nativement sur Opera
RSS nativement sur Firefox
RSS nativement sur Firefox

En fait sous Firefox, vous n’avez qu’une liste de lien, il n’y a pas de « lecteur » RSS à proprement parlé. Je pense que chez Moozilla c’est Thunderbird fait ça.

La gestion du cache sous Opera est très simple. On peut même rechercher par type de fichier ou taille. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais du aller dans le répertoire ou sur des services comme Keepvid pour récupérer des fichiers. Il en est de même pour la gestion des mots de passes, bien plus efficace sous Opera (ctrl+entrée avec un choix si plusieurs identifiants et pas de remplissage automatique comme sous firefox)

Gestion du cache d'Opera
Gestion du cache d’Opera

En conclusion, il faut maintenant que je me trouve un client mail et RSS libre (Thunderbird je pense), un client IRC libre (aucune idée…) et enfin un client de téléchargement potable et toujours aussi libre, (Jdownloader (il doit y avoir des bouts de java non-libre ?) + torrent ?). J’attends votre aide en commentaire !

Pour finir, si on doit résumer tout cela il suffit simplement de dire qu’Opera est un navigateur Internet et Firefox un navigateur Web, et c’est une énorme différence…

Aidez l’internet… Appel de framasoft…

Je relaie  l’appel que j’ai reçu ce matin dans ma boîte mail :

(Toutes nos excuses si vous recevez ce message en plusieurs exemplaires.)
Paradoxe : Framasoft va plutôt bien mais pourrait s’arrêter demain !
Bonjour,
logo framasoftNous nous permettons de vous contacter aujourd’hui car vous avez participé un jour au contenu du réseau Framasoft (qu’il s’agisse de laisser un message, un commentaire, rédiger un article, créer un framadate, etc.). Nous tenions tout d’abord à vous en remercier puisque cela signifie que vous faites vous aussi partie de notre communauté ;)
Il n’est pas dans nos habitudes d’envoyer un tel courrier non sollicité et nous nous en excusons. Mais Framasoft est en difficulté et relance dans un contexte délicat sa campagne de dons.
Créé il y a plus de 10 ans, le réseau Framasoft fait la promotion du logiciel libre auprès du grand public et se décline aujourd’hui en une vingtaine de services et de projets (dépassant au total le million de visiteurs mensuels).
Pour faire face à la montée en charge, nous avons dû nous structurer en association pour mieux organiser la croissance de l’activité collaborative et bénévole. En septembre dernier nous avons ainsi accueilli notre deuxième permanent, le fondateur Alexis Kauffmann.
C’était une décision nécessaire, et cette arrivée coïncide avec la sortie de nombreux nouveaux projets depuis la rentrée, mais c’était également un pari : celui d’espérer continuer à être soutenu par la communauté.

Dans le cas contraire, nous n’avons que quelques mois de visibilité car cette indispensable arrivée a également fortement fragilisé notre budget. Nous voici donc devant un apparent paradoxe : celui d’être en meilleure situation que par le passé mais avec le risque réel de mettre bientôt la clé sous la porte.

Ne bénéficiant ni de subventions publiques, ni de fonds privés, nous vivons essentiellement de vos dons individuels collectés sur Internet. Si vous le pouvez et si vous pensez que nous le méritons, merci de nous soutenir en suivant le lien ci-dessous.

Plus que jamais nous pensons que le « Libre » est source d’espoir et de progrès dans un monde qui se cherche et a bien besoin de ses valeurs. Permettez-nous de poursuivre notre action et de continuer à y croire avec vous.
http://soutenir.framasoft.org/

La route est longue mais la voie est libre,
L’équipe Framasoft
PS : Nous privilégions les dons récurrents qui nous assurent stabilité et pérennité. Nous vous rappelons que notre association à but non lucratif bénéficie de la déduction fiscale liée à son caractère d’intérêt général. Ainsi, par exemple, pour un don récurrent de 120 € (soit 10 € par mois pendant un an), la réduction est de 79,20 € et donc le coût réel de votre don est de 40,80 €.
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Liens connexes
Une sélection de témoignages de nos donateurs : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/11/04/merci-framasoft-merci-logiciel-libre
6 bonnes raisons de soutenir Framasoft http://www.framasoft.net/_home/
Le rapport moral 2011 de l’association Framasoft permettant de vous faire une idée plus précise de nos multiples activités : http://soutenir.framasoft.org/sites/default/files/rapport_moral_framasoft_2011-v3.pdf
Framalab, Framazic, Framakey Wikipédia, nouveaux Framabooks… toutes les nouveautés parues depuis la rentrée de septembre : http://www.framablog.org/index.php/category/framasoft
Nos 10 ans : – Sur France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-la-place-de-la-toile-de-framasoft-2011-11-19 – Le site créé à cette occasion : http://10ans.framasoft.org/

Et bien non… Pas de renouveau mais un truc intéressant…

Kim dot com twitterJe cite (depuis le site de Kim) (ma traduction) : « c’est le premier Novembre. Le compteur est à zéro. Le gouvernement américain s’oppose toujours à rendre les fichiers accessibles aux utilisateurs de mégaupload. La course pour la présidentielle américaine est serrée. Si Obama perd l’élection de moins de 100 000 voix cette avec avec la MPAA lui aura coûtée l’élection. Mais peut importe qui sera le nouveau président nous continuerons de nous battre pour nos utilisateurs et le nouveau méga arrive bientôt. »

Autrement dit, si y’a la jolie vitrine de son nouveau projet plus décentralisé (hébergé par de nombreux acteurs), crypté à la volée et non hébergé depuis les US, « mega« , on n’apprend rien de plus.

Reste à suivre l’ami Kim sur twitter et pas grand chose d’autre…

Si, en revanche c’est l’EFF qui nous propose quelque chose d’intéressant sur un utilisateur qui s’était retourné contre les US pour récupérer ses données. Aux US de dire que c’est pas leur problème et qu’en plus de toute façon les données, puisque hébergées ailleurs que dans son salon, ne lui appartenaient pas…

 

Moins d’une heure avant le renouveau de Megaupload ?

C’est en effet ce qu’indique le compteur sur le site de l’ami kim.com.

Est-ce le renouveau de Megaupload (la fin ici et ), le lancement du système qui allait permette de rémunérer les artistes…. On verra… Toujours étant que, bon gré mal gré, nous sommes nombreux à attendre le retour de la plateforme…

Et une question me hante… Mes fichiers seront-ils toujours disponibles ?

Moins d'une heure avant le renouveau de Megaupload.

Steve Mann vs Mc Donald… Deux mois après… Rien…

 Cet article a été écrit début août mais je n’ai pas eu le temps de le publier…
Il y a quelques nouveautés dans l’affaire, j’y reviendrai dans les semaines à venir !

Logo Mc DonaldJ’ai mis un mois et demi, plus d’un mois à attendre une foutue réponse de Mc Donald’s après la triste plainte de Steve Mann, un humain augmenté, un des premiers… Court rappel de l’histoire. Steve Mann génie malvoyant s’est doté de lunettes qui lui permettent de mieux appréhender la réalité. Ses lunettes sont littéralement fixées à lui et il a toujours sur lui les documents correspondant à ce dispositif.

La grosse chaîne de fastfood repose elle principalement sur un réseau de restaurant « groupe » et des « franchisés ». Les restaurants, d’après mon expérience, dépendent beaucoup de leur directeur (un abruti fera d’un restaurant un truc immonde et inversement)Steve Mann et donc, on peut s’attendre à voir des restaurants « parfait » et d’autres pourris. En pratique, les rythmes imposés par ce travail fond que, de toute façon, ce sera jamais top… M’enfin, je m’égare…

Steve se rend donc au restaurant des Champs Élysée (1er Juillet) et là  des employés vont lui poser quelques questions sur ce dispositif. Des employés vont s’en prendre physiquement à Steve en tentant de lui enlever ses lunettes et d’autres vont carrément froisser les  documents certifiant du besoin (pas vital, mais voir clair c’est quand même pratique non ?) dans la vie de tous les jours de ce dispositif pour Steve (les images sur le site de Steve sont explicites). Au final il sera semble-t-il mis dehors d’après son article, et les images semblent confirmer. Oui, car les lunettes enregistrent et conservent en mémoire des images remettant bien en cause ce « venez comme vous êtes » ! Le truc énorme c’est quand même que, dans la même journée, lui et ses gosses ont visité pas mal de musées et autre monument gardés par la police ou autre et jamais rien ne leur a été demandé…

Pour plus de détails sur l’histoire, n’hésitez pas à passer sur le site de Korben, l’express, à faire du GIYF comme il faut, ou plus simplement à lire directement l’histoire racontée par Steve (en anglais).

Mc Donald, devant l’ampleur du truc a du faire marcher son service juridique et à sorti une réponse réellement mauvaise dans un langage à la limite du texte de loi, excusez-moi du peu, alacon (je n’ai rien contre les gens de loi, mais si seulement on était assez éduqué pour parler comme eux ça simplifierait la vie, non ?)… La réponse est lisible ici. Je vais juste relever deux ou trois trucs sympa avant de suggérer quelques petites choses à Mc Do et à nous.

On peut lire dans le communiqué officiel que « McDonald’s France a pris connaissance de la réclamation de Monsieur Mann, le 17 juillet 2012 suite à la publication sur son blog. Immédiatement, McDonald’s France a lancé une enquête poussée afin de faire toute la lumière dans cette affaire. » Or les faits ont eu lieu le 1er Juillet et dans son article Mann affirme que qu’il a « essayé à plusieurs reprises de contacter McDonald, sans jamais avoir de réponse. » Il a même fait un WhoIs sur le site pour récupérer les informations de contact, mais, en bref, rien, silence complet…

Venez comme vous êtes, sauf avec des lunettesJe suis allé sur le site, et effectivement, c’est pas simple de trouver le lien « contactez-nous« … Il m’a fallu quelques minutes…Je vous jure, en 2012…  Mc Donald, désolé, vous vous foutez de la gueule de vos clients ou vous êtes une sacrée bureaucratie, mais dans les deux cas vous avez un problème, y’a pas d’adresse mail, ni de systèmes de commentaires !!! (alors que Mc Do US, rien à dire c’est simple)…

Enfin, pour revenir à l’histoire « selon les employés, les échanges avec Monsieur Mann ont été empreints de respect et de politesse. » Évidemment, et les photos sont truquées… Comme dirait House, « people lie »… Reste à savoir qui.

« McDonald’s réaffirme avec force son attachement à un principe de droit fondamental du code civil qui impose à toute entreprise de protéger le droit à l’image de ses salariés et de ses consommateurs. » Autrement dit « ce restaurant est sous vidéo surveillance, pour toute réclamation adressez-vous à blablabl »… Pourquoi alors personne n’a sorti les extraits des vidéo surveillances, s’il vous plaît, maître éolas (lien vers une petite discussion sur ce sujet) creusez un peu pour voir. D’ailleurs je ne comprends pas qu’une association n’y soit pas encore allée.. M’enfin…

Pour finir, Mc Do va sortir une GadgetoPhrase (je crois que je suis du même avis que Challenge), à savoir qu’ « au regard de l’émotion que cette affaire a suscitée, McDonald’s en appelle à la responsabilité de chacun et invite l’ensemble des observateurs à ne pas tirer des conclusions hâtives avant que tous les faits ne soient collectés. Si des éléments nouveaux venaient à être versés au dossier, McDonald’s France s’engage à agir à la hauteur de sa responsabilité. » Il n’en faut néanmoins pas oublier que Mc Do n’a pas tord et que l’article de Mann est pour le moins manquant de certains détails, tel que la copie de la lettre du medecin, la description de la fonction du dispositif et autre pour rendre son témoignage incontestable. D’autant plus qu’on sait le monsieur très à cheval sur ces notions et que cela ne plaide pas en sa faveur. A voir notamment cet extrait de cybermann.

Mais j’arrête ici, vous avez assez de matériel pour juger. Voici ce que je suggère, ou fait :

  • Je ne vais plus chez eux. Bref, je boycotte totalement cette chaîne (même si je n’y allais pas souvent) jusqu’à publication de la suite des évènements, plus d’un mois pour interroger une dizaine de personne, y’a un problème non ? Si tout le monde relaye le message, sans doute cela fera-t-il réagir plus vite ? Le pouvoir des foules !
  • Je conseille à Steve Mann de publier des précisions sur ce qu’il affirme, quitte à engager une procédure et pas se cacher derrière une espèce de (je caricature) « OMG, c’tro une grosse company, g tro peur ! » assez peu crédible finalement, mais néanmoins bien compréhensible.
  • Surtout, je suggère à Mc Do France qui insiste dans sa comm sur son ignorance des différences d’afficher un visage plus humain et de confier à leur community manager une adaptation des textes alacon fournis par le service juridique, parce que là, vraiment, ça n’aide pas. Un langage froid et désincarné (c’est Mc Donalds’ France qui parle en tant que personne morale dans tout le communiqué). Si on se rappelle (à moindre mal) l’histoire de la redoute on voit que Mc Do n’a pas tout compris. Ce qui n’est pas le cas de Mc Do USA qui fait un peu mieux pour un message au sens me paraissant similaire.

Pourquoi je ne suis sur aucun réseau social ?

Bon, le titre est un peu trompeur… Je suis sur plusieurs réseaux sociaux, mais ils sont pas forcément aussi connus… Cet article a été co-écrit avec Bux (qui a rédigé la majeure partie des « inconvénients ») et traitera des intérêts et des inconvénients de l’auto-hébergement et de la présence sur des réseaux sociaux, avec un mot sur l’importance de contrôler ses publications.

Je suis membre du réseau Btwin, de DeviantArt, Youtube et aussi de divers choses qui peuvent s’apparenter à un réseau social (qui n’est finalement qu’un forum amélioré avec un peu d’ajax,  de php, d’xml ou d’autres et le tout rendu possible par une meilleure capacités de machines (client ou serveur) et d’autres choses… Enfin, vous le savez déjà). Alors non, je ne suis pas anti-réseau… Au contraire même puisque j’ai cet espace public de communication dans lequel il est aisé de m’identifier personnellement et de me contacter !

C’est d’ailleurs un des nombreux intérêts d’un blogo-site tel que celui-ci plutôt que de dépendre d’un réseau « privé ».

Ce site est auto-hébergé sur le serveur personnel de mon ami, Bux, le nom de domaine m’appartient,  en bref, je suis le seul responsable du site, et l’infrastructure technique dépend de quelqu’un de confiance (on est dans une relation humaine de type don contre don si vous voulez #thèse). On imagine aisément les avantages, et aussi les inconvénients de ce mode de fonctionnement, ou pas…

En aucun cas il s’agit de dénigrer les intérêts de passer par un blogo-site hébergé chez OVH (mutualisé ou dédié) ou d’un blogo-site sur Facebook, juste de bien mettre à plat les intérêts et inconvénients (d’autres l’on fait, cf. liens ci-dessous), particulièrement en lien avec les réseaux dit sociaux (existe-t-il vraiment des réseaux qui ne servent pas à faire lien ? Évidemment non… #thèse). Pour se faire je vais simplement vous présenter, ce que je pense, constitue les intérêts de cette solution avant de vous en exposer les inconvénients majeurs. Avant de commencer une petite vidéo introductive très orientée business, mais néanmoins pertinente.

Effectivement rester « maître » de sa communication en évitant des réseaux privés (dans tous les sens du terme) et centralisateur comme Facebook, Google+ et les autres permet d’être clair avec ce que l’on met en ligne et les droits liés à l’utilisation de ce contenu par d’autre. Sur Facebook et autres, vous avez lu et accepté des conditions d’utilisations qui régissent tout cela, et, par exemple du moment que vous vous inscrivez sur Facebook ces informations sont publiques :

  • Nom : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas communiquer votre nom, vous pouvez toujours supprimer votre compte.
  • Photos de profil et de couverture : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas rendre vos photos publiques, vous pouvez les supprimer. À moins que vous ne la supprimiez, lorsque vous ajoutez une nouvelle photo de profil ou de couverture, l’ancienne photo reste publique dans votre album de photos de profil ou de couverture.
  • Réseau : Ceci vous permet de voir qui échange des informations avec qui avant de sélectionner Amis et leurs amis comme public personnalisé. Si vous ne souhaitez pas rendre votre réseau public, vous pouvez quitter le réseau.
  • Sexe : Cela nous permet de nous adresser correctement à vous.
  • Nom d’utilisateur et identifiant : Ces informations vous permettent de communiquer un lien personnel vers votre journal ou votre Page, de recevoir des messages à votre adresse électronique Facebook et de contribuer à l’existence même de la plate-forme Facebook.

Ce qui veut par exemple dire que maître Eolas ne pourrait rester anonyme sur Facebook (mais heureusement qu’il existe des fans pages). Bref, si vous voulez maîtriser et fournir à votre communication un cadre légal assez simplement compréhensible (c’est de moins en moins le cas en France, quelques infos ici et ) l’auto-hébergement et le choix de la licence de diffusion reste, pour moi, la meilleure solution.

Le deuxième intérêt réside dans la faculté de supprimer très facilement et complètement l’information… J’ai la maîtrise totale sur ce blog, le nom de domaine et le reste. Si je souhaite supprimer quelque chose je peux le faire directement je peux même faire débrancher directement le serveur ! En bref je reste libre de faire ce que je veux avec les originaux de mes données, les copies elles sont encadrées par la licence d’utilisation. Alors que les personnes de Facebook expliquent (je resterai sur l’exemple de Facebook, j’ai pas envie de perdre du temps à lire des kilomètres de CGU, à ce propos, je viens de voir une excellente initiative qui se propose de noter les sites en fonction des dites CGU) :

Nous pouvons également accéder aux informations, les conserver et les communiquer si nous jugeons, en toute bonne foi, qu’elles sont nécessaires pour : détecter, prévenir et maîtriser la fraude et autres activités illégales, nous protéger, vous protéger et protéger autrui y compris dans le cadre de nos enquêtes, et prévenir toute situation pouvant entraîner la mort ou porter atteinte à l’intégrité physique de personnes.

Je ne sais pas légalement jusqu’où cela peut aller, mais par exemple y’a le DMCA au USA et étant donné que Facebook traite les informations et données aux USA (ici, section 17) vos données sont soumises à cela. Ce qui n’est pas la cas de ce blog, auto-hébergé chez Bux en France (que je remercie au passage et avec qui j’espère pouvoir publié rapidement un manuel sur l’auto-hébergement) grâce à des logiciels libres.

Enfin, dernier point, l’autosatisfaction et la légitimité… Effectivement, pouvoir dire j’ai mon propre site avec ma propre adresse, même à l’ère du web 2.0 c’est quand même important. D’autant plus qu’en tant que chargé d’un cours d’introduction (et oui, je n’ai pas (encore) fini ma thèse) aux systèmes d’informations je parle d’e-commerce, d’internet et de tout cela. Quelle légitimité aurai-je à n’avoir pas même un blog alors que, soit disant, tout le monde à un espace virtuel ?

Évidemment tous ces points vraiment important pour moi ne le sont pas forcément pour tout le monde et certains inconvénients sont résolus par des solutions de type Facebook ou hébergement professionnel.

les trois inconvénients (qui peuvent être des avantages aussi) sont principalement d’ordre technique il s’agit simplement des connaissances requises, des risques techniques et de l’intérêt en terme de visibilité.

Il existe des box ou petits serveurs basses consommations tout-prêt mais, ils sont difficilement accessibles à monsieur tout le monde pour de l’auto-hébergement, en effet quelques connaissances en administration de systèmes sont obligatoires ; il existe aussi le projet beedbox (en pause au moment de la rédaction de cet article). Cette rare offre d’auto-hébergement s’explique peut être par le modèle économique actuel (voir la conférence de Benjamin Bayard lors de la 8ème rencontre du logiciel libre « Internet libre ou Minitel 2.0« , faites un clic droit + enregistrer sous, ou première vidéo ici en streaming) qui a tendance à centraliser les données (personnelles ou pas) pour les exploiter (publicités, paiement pour l’accès et autre). Malgré tout, rien ne vous empêche de monter votre propre serveur « fait maison ». Mais j’insiste, l’installation, l’administration et la gestion d’un serveur d’auto-hébergement ne sont pas à la portée de n’importe quel internaute. Cependant tous les outils pour y parvenir existent et en majorité sont libre (je rappelle qu’internet fonctionne grâce a des protocoles libre, petit reportage sur ce propos, sinon lisez le « textbook »que l’on propose). De plus, vous n’êtes pas seul, il existe beaucoup de communautés (par exemple auto-hebergement.fr avec tout un tas de ressources), d’articles et même une distribution GNU/Linux qui simplifient tout cela. Une fois ce pas franchi vous serez propriétaire de votre serveur (qui n’est ni plus ni moins qu’un ordinateur, mais avec quelques contraintes) sans aucun surcoût à part l’électricité et l’achat de la machine, votre abonnement étant déjà intégré à votre budget. Le principal avantage de l’auto-hébergement réside dans le fait qu’il faut apprendre à administrer le système, et donc acquérir de nouvelles compétences et connaissances.

Même si vous montez en compétences et en connaissances, un danger guette, les hackers (où… Ça fait peur hein ? XD). Auto-héberger ses services impose d’en assurer le fonctionnement et la sécurité. L’apprentissage de l’auto-hébergement se fera donc aussi par le respect des règles de sécurités les plus élémentaires comme la mise à jour du système et des logiciels utilisés, des sauvegardes régulières etc… Cependant il y a peu de chance d’atteindre le niveau de sécurité (en théorie…) proposés par les offres d’hébergements professionnelles (mutualisés ou dédiés). Cet article énumère assez bien les bons et mauvais cotés de l’auto-hébergement. Mais rassurez-vous si votre site a un faible nombre de visites (quelques dizaines par jours) vous serez une cible ignorée par la plupart en respectant les règles de sécurité…

Le dernier inconvénient est plus liés au fait d’avoir un espace dans les réseaux et plateformes « main-stream », il s’agit d’être « vu ». Si, l’hébergement professionnel (mutualisé ou dédié) peut vous proposer des options de « SEO« , ou d’autres et vous aider à être mieux vu, la présence d’un espace sur Facebook, LinkedIn ou autre, vous apporte évidemment plus de chance d’être lu par les utilisateurs de la plateforme. Impossible avec un espace comme celui-ci (mais ici, tous les utilisateurs ont accès au blog, pas seulement les personnes inscrites sur Facebook ou dans ma liste d’amis… Il faut savoir agir en conséquence), après, et en guise de conclusion, tout dépend de vos objectifs !