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Protégeons notre Pacha Mama…

J’ai un collègue prof. en système d’information qui est très soucieux des problématiques socio-environnementaux. Je discutais avec lui du « récent » appel de Patagonia à acheter moins, recycler, réparer…

Aussi, j’ai toujours eu une fibre « critique » notamment sur la société de consommation et ses dérives financières (rendez-vous compte, j’ai du acheter du miel en pot « verseur » pour pouvoir déjeuner dans un lieu exigu, pour diverses raisons, ce miel acheté à Carrefour a été conditionné en Belgique avec des miels d’Amérique du sud… Et il coutait moins cher que du miel d’apiculteur local… WTF !) s’il n’y a aucun doute qu’elle a permis de nombreuses choses, souvent bénéfiques, elle n’en reste pas moins instinctivement insoutenable à long terme (une recherche et votre esprit critique seront suffisants, si vous êtes fatigués, regardez instinctivement ici ou chercher le blog de Jorion (j’en avais parlé ici) ou un article ici).

Toutefois je ne suis pas un défenseur de la décroissance car, comme pour la propriété intellectuelle (par exemple), je pense que la notion même de croissance (économique) actuelle est juste un truc qui ne doit pas exister en l’état et être repensé.

Tout ça pour dire que je suis tombé sur une vidéo de Claude Bourguignon intéressante (alors que j’essaye de commencer à apprécier le vin et que je trainais ici) et très synthétique. Le lecteur avisé pourra chercher tous les autres docu genre ça ou ça ou ça

Marrant, je viens de voir que tous les documentaires sont « critiques », n’y a t il pas un docu sur Monsanto et consœurs expliquant ce qu’ils font de bien ,en plus de générer du profit pour leurs actionnaires et patron surpayés, pour l' »homme » ?

Que faire en cas de carton en VTT… Bear Grylls c’est vraiment n’imp…

Si vous avez pris un minimum de précautions, ce que vous devriez faire (voir mes articles précédent ici et ) y’a que très peu de risques d’accidents, mais c’est un sport par nature dangereux et on n’est jamais à l’abri d’un pépin…

J’ai pensé à cet article en voyant cette vidéo… Qui servira de base à la rédaction car on va le « déconstruire ».

Mais avant un petit message d’avertissement sur Bear, ses émissions et le reste. Vous savez sans doute que le B. (pour Bear) a fait une émission très dangereuse sur la survie. Une émission à la con même… Toutes les conneries possibles en situation de survie, il le fait… Même si y’a un message d’alerte avant l’émission, c’est du show, du spectacle. Si B est réellement hyper-compétent (y’a qu’à voir certaines de ses performances…) il n’en reste que cette émission met en danger plus qu’autre chose (je parle de Man vs Wild). Je vous invite à lire ces deux messages, l’un de Cody Lundin, l’autre de David Manise pour bien mettre les choses au clair.

En conséquence c’est de la TV et un format court par un mec qui a l’habitude de faire son show. On part déjà avec un a priori négatif, mais commençons. Je ne vais pas faire dans l’ordre chronologique, mais faire deux parties, ce que je considère comme étant dangereux et ce que je considère comme étant plutôt pertinent, avant de conclure en proposant une « règle » assez simple.

Pas bien

Déjà, il met plusieurs minutes avant de sortir son téléphone, dangereux et idiot. Pourquoi ne prévient-il pas les secours avec son portable dès le début ? (Après avoir sécurisé la victime et vérifié son état… Si c’est une égratignure pas besoin de faire venir l’hélico) Je me le demande car c’est la BASE. 112 en France, y’a pas énormément d’endroit où il n’y a pas de réseau en France (exemple chez Orange)… Prévoyez avant !

Plus loin, on le voit enlever le casque de la victime… Là, je tiens à être clair. Ne JAMAIS mais vraiment JAMAIS enlever le casque, surtout un intégral après un accident sans l’avis d’un médecin ou après constatation qu’il n’y a aucun dommage (genre le mec se relève et se promène, bref, que quelques contusions). Après si c’est un gros intégral et que la personne est inconsciente, c’est une autre histoire (exemple pour la moto). Si vous êtes formés, agissez, sinon FORMEZ-VOUS (PSC 1 minimum, ici pour la Loire), et faîtes le 112. Je reviens pas sur les détails de se passage. Retenez le message, c’est tout.

Par contre, sur le téléphone c’est très drôle, pas de réseau sur toute la journée… J’espère qu’ils sont VTTistes confirmés, sinon c’est littéralement débile (comme je l’ai précisé). Quand j’étais croque-mort, un cycliste est mort simplement parce qu’il venait de commencer le vélo et qu’il n’était pas entraîné sur une route de campagne… Crise cardiaque, seul, sans avoir prévenu de son trajet… Un accident fatal est très vite arrivé et toujours con. Idem quand je me suis planté en août dernier, seul, mais j’ai prévenu de mon itinéraire et je savais qu’il y avait du réseau, si vous êtes seul (ce qui est idiot, mais je me soigne) c’est essentiel.

Plus loin, son pote étant au fond d’une ravine, on le voit nouer une corde autour de son pote avec une vue rapide sur le nœud. On voit qu’il fait un nœud de chaise, c’est un nœud non-coulissant, simple à faire si on le connait avant. Faut faire attention à ça sinon il risque d’étouffer son pote. En bref, oubliez le coup du nœud si vous ne savez pas ce que vous faîtes. Idem sur le raccordement triple, n’imaginez pas faire ça sans entrainement et sous stress, même avec une bonne capacité de recul.

Tout pour éviter au maximum de finir comme ça !

De plus, il utilise une corde d’escalade (il doit avoir 30 mètres), un mousqueton… Désolé, mais il faisait du VTT, pas de l’escalade…. Ou était l’eau et la petite trousse de secours avec le matériel de réparation dans ce petit sac ? Je l’ignore. Pour un petit exemple de sac, regardez là vidéo ici (même si le contenu à évolué). Du coup, son attelle, sans soucis avec mon chatterton et sparadrap…

Ensuite un point de détail qui me choque. Pourquoi va-t-il chercher le vélo en bas plutôt que le sien et risquer de se blesser en descendant ? Ah, pour utiliser ensuite le sien comme appui de la corde… No comment sur ce montage.

Enfin, il remonte son collègue de la falaise, et rien… C’est fini, dommage car la phase la plus dure va commencer… Comment prévenir, où, qui… C’est ça les vraies questions, bref, il a joué à MacGyver et Urgence, rien d’autre. J’y reviens en conclusion.

Bien

Malgré tout il y a plusieurs points très positifs et plein de bon sens dans ce scénario (heureusement…). Ils sont deux, c’est une bonne chose, car partir seul multiplie démesurément le risque de danger en cas de pépin. Je l’ai subit à mes dépend (cf. photo). Je pars, seul, je me plante, je ne sais même pas si j’ai fait un micro-coma, mais je ne pense pas, je me relève, la bouche en sang, douleurs au bras, il faut prendre sur soi, comprendre, évaluer son état, prévenir les secours, etc… Avec quelqu’un pour aider en cas de pépin ça peut tout changer. On peut aussi imaginer pire, lisez donc la petite histoire dont j’ai parlé ici (partie « équipement »).

Autre point très positif, ils sont tous les deux bien équipés (casques, lunettes, gants et même des protections annexes) avec des vélos apparemment en bon état. Ce n’est jamais inutile de rappeler que c’est essentiel. Plus de détails dans l’article que j’ai écrit ici et un bon bouquin pas cher ici pour entretenir son cycle.

Ensuite, l’attitude rassurante envers la victime (ou se rassurer soi) c’est excellent pour le moral et le moral c’est fondamental.

Enfin, on le voit sortir un multitool, de la corde, son mousqueton, profiter de la roue…, et c’est une bonne chose. Il faut se préparer en amont et prévoir le risque, une fois confronté, on sera prêt et on pourra improviser plus facilement une solution, ce qui est une bonne chose (l’improvisation hein, pas une situation merdique).

Que retenir en cas de situation merdique ?

En guise de fin je vais vous proposer quelques pistes en cas de carton. Il faut que ce soit simple, facile à retenir. Il faut aussi que cela soit flexible et s’adapte à votre situation. En un mot, complexe. Mais ça tombe bien, j’ai appris une règle en cas de soucis, elle est très simple c’est « STOP » pour Stop / Think / Observe / Plan. On pourrait la traduire en français par « SPOP » pour Stop / Pense / Observe / Planifie. Si on comprend aisément les termes de cette « check list », on peut en préciser le contenu en cas de pépin en VTT (ou en général).

  • S pour Stop : s’arrêter pour se poser, se calmer, et écarter tout danger de sur-accident. Cela permet aussi de préparer son corps et son esprit à la prochaine étape. C’est fondamental comme étape, on risquerait de se mettre réellement en danger dans une situation peu risquée si l’on ne fait pas gaffe aux 3 rayons de la roue qui sont cassés par exemple !
  • P pour Pense : tout danger est maintenant écarté et on est capable de prendre du recul par rapport à la situation. Quel est l’étendue des dégâts ? Suis-je capable de me rendre en lieu sûr ? Dois-je faire intervenir les secours ? Devrai-je demander un avis médical ? Est-ce que j’ai de quoi me mettre en sécurité ou me soigner dans ma trousse de secours ? Et encore plein d’autres questions qu’il aura fallu dégrossir avant de se retrouver en situation merdique. Ce sont exactement ces questions que je me pose en cas de soucis.
  • O pour Observe : maintenant qu’on à bien pensé et effectué une sorte de diagnostic, il s’agit de regarder les possibilités qui nous sont offertes par notre corps et ce que l’on porte (ou ce que porte notre collègue…), ce que l’on a dans le sac (ou ce que le collègue a dans le sac), le vélo, et enfin l’environnement proche.
  • P pour Planifie : on est relativement calme, en sécurité, on a effectué un diagnostic de la situation et des solutions envisageables. Il s’agit maintenant de prévoir son action. Qu’est ce qu’on fait, dans quel ordre, avec quel plan B ? Par exemple, en août dernier mes plans c’étaient, (1) de repartir en vélo pour me mettre en sécurité et (2) appeler les secours et les rejoindre. Avec un bras en vrac, impossible de reprendre le vélo. J’ai donc appelé les secours et marché jusqu’à leur rencontre (cela implique de connaître l’endroit et de bien évaluer sa capacité à se déplacer, ce qu’a permis le P et le O). Pendant que j’ai attendu, j’ai simplement pu commencer de me rincer la bouche et les plaie avec l’eau que j’avais. C’est d’ailleurs une des raisons d’amener de l’eau et pas des boissons à la con qui servent à rien pour une pratique de loisir.

Enfin, même si c’est dangereux, mesurez le risque, et surtout amusez-vous !

Et n’oubliez pas :

Pas de casque, pas de vélo.

Le menu de la vallée de l’Ondaine, saveurs de Saint-Etienne et alentours…

L’amie italienne d’un collègue tient un superbe blog, qui donne faim de bonnes choses… Je n’arrête pas de lui parler de ma région, et donc, je me devais au moins de proposer ce petit « menu » aux saveurs ligériennes. C’est toutefois très loin d’avoir la qualité visuelle et gustative de ce qu’elle propose… Je m’explique.

L’Ondaine est une rivière, au bord de laquelle vie ma grand-mère. Et pour la petite histoire je m’en inspire beaucoup, comme dirait Jérôme Bonaldi, de ma grand-mère.

Cuistot pour le « café restaurant Châtard » à Unieux pendant une dizaine d’années, c’est un festival pour les papilles chaque fois qu’on lui rend visite. Sous couvert d’aimer les « choses simples ». Et je me dis que toute cette connaissance, que ce soit locale ou nationale, sur la gastronomie populaire c’est dommage de pas la partager. Alors j’ai essayé de prendre ce qu’il y a de plus « typique » (j’insiste…) pour en faire ce simple menu, aux saveurs sinon ligériennes, au moins régionales. Il s’agira d’un repas très simple et relativement bon marché (dans ce cas exit certains fromages et attention le vin pour réduire la facture… Une bouteille de bon pinard comme un côte rôtie pouvant coûter plus que l’ensemble du repas pour 4 ! ). Ce repas sera composé d’une entrée et d’un plat, de vin (à la fin de l’article) et de fromages, le tout, couleurs Stéphanoises et alentours (ou pas… des orties et pissenlits, y’en a partout hein…).

En entrée, je vous propose une soupe d’ortie des prés du voisin, suivi, en guise de plat, de la fameuse salade de barabans (toujours du prés du voisin) aux œufs mollets (du cousin qui a des poules) accompagnée (ou suivi) de sa mémorable râpée (aux patates du paysan du coin et aux œufs du cousin)

Soupe d’orties

Toute simple mais si bon, la soupe d’ortie c’est un truc impossible à louper, avec des herbes du coin et quelques patates. En voici le secret par ma grand-mère. Ah mais avant de passer à la recette, les orties c’est comme les barabans, sympa à ramasser en famille, petit truc, munissez-vous de gants, ou ramassez-les d’une manière particulière. Je m’explique, les orties sont urticantes, mais que dans un sens. Il suffit de les ramasser délicatement par le dessous de la feuille et c’est bon. Sinon après une pluie c’est plus simple aussi.

En vin pour cette soupe ? Un très traditionnel et frais côte du Forez ou un côte de Rhône, on peut éventuellement penser à un blanc sec… Mais j’aime moins. J’attends vos suggestions. Sinon, de l’eau ira très bien !

Pour 4 personnes il faudra :

  • 3 carottes ;
  • 2 petits navets ronds ;
  • 2 petits poireaux (ou un gros) ;
  • 1 sac d’ortie (type grande surface, les sacs qu’ils donnaient y’a encore pas si longtemps) ;
  • 1/2 sac (type grande surface) de pissenlit (barabans) ;
  • 1 branche de céleri ;
  • 1 kg de patates environ.

On cuit tout ça dans l’eau salée et ensuite au moulin à légumes, éventuellement poivre. On peut servir avec du fromage et de la crème.  S’il y en a trop pas de panique, mettez-le dans un récipient adapté et hop, direction le congèle pour une prochaine fois !  « Sur ces entres-faits » comme dirait ma grand-mère, il est temps de passer à quelque chose pour « caler une dent creuse ».

Salade de barabans aux lardons et œufs

Les barabans (IRL en gaga), pour pissenlits, ont un secret, c’est d’utiliser l’huile encore chaude des lardons pour les assouplir en les cuisant. Une après-midi de promenade tout en ramassant quelques barabans dans une pairie vous fera une bonne quantité, et c’est sympa de les ramasser en famille, entre amis, ou autre !

Le plus chiant c’est de laver les barabans, le mieux c’est de les ramasser proprement. La fleur est comestibles, ça décorera bien la salade par exemple, mais il vaut mieux les ramasser avant la floraison. Lavez à l’eau, voir au vinaigre (comme une salade) et réservez dans le saladier.

Pour 4 personnes il faudra :

  • 4 poignées (de grosses mains) de barabans (pissenlits) ;
  • 200 g de lardons (non fumé) ;
  • 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol ;
  • vinaigre de vin rouge ;
  • sel, poivre.

Lancez la cuisson des œufs (dur ou mollet, mais meilleur mollet), faite chauffer l’huile dans une poêle et faites dorer les lardons.

Juste avant que les lardons soient dorés, mettez vinaigre, une pincée de sel et poivre dans les barabans, et ajoutez directement les lardons et l’huile chaude (ça ramollit la salade, et détruit l’acidité du vinaigre) en veillant à ne pas tout mettre au même endroit mais à répartir dans le saladier (c’est un coup de main, j’ai encore du mal mais ma grande mère et son épaule folle font ça à merveille). Tournez, et c’est prêt. Y’a plus qu’à mettre tout ça dans l’assiette avec œuf (dur sur la photo). Du reste que boire avec ? De la badoit, Saint Alban, Volvic et autre eau locale… Sinon du Château la Pompe comme dit la grand mère.

Et en vin ? Malheureux, surtout pas de vin avec les plats en vinaigrettes ! Pardon, cette salade est la SEULE exception que nous concède Raymond Dumay. Niveau du beaujolais (j’ai testé, c’est excellent) nous dit-il, par conséquent, je pense qu’un côte du Forez, plus local et même cépage, serait bien.

 

Râpée

J’ai déjà vaguement parlé de la râpée ici. C’est le plat local par excellence. Ici, la recette de ma belle mère, simple et terriblement efficace. Chaque fois qu’elle en fait, on s’invite ! On peut l’accompagner de plusieurs trucs, j’en ferai le détail. Le plus typique ? Je sais pas trop, du sarasson (un peu comme la cervelle de canut si vous ne parlez pas gaga, mais c’est quand même pas la même chose !), personnellement, c’est vinaigre ou moutarde (en tartine…). l’accompagnement traditionnel c’est la salade (de barabents…). On peut la personnaliser, y mettre des oignons, de l’ail, de la ciboulette du jardin, pourquoi pas des dés de fromages, à vous de voir hein…

Pour 4 :

  • patate Bintje (ou autre…), compter 2 grosses patates par personnes ;
  • 2 à 4 œufs du cousin (suivant la taille) ;
  • de l’huile de tournesol ;
  • sel et poivre ;
  • éventuellement 1/2 oignon.

Il faut râper les patates (certains disent très très fin, et de retirer éventuellement le surplus de liquide, d’autre moins fin, pour garder une forme et un croustillant typique, à vous de voir !). Entre les patates, on râpe l’oignon, pour donner un peu de goût, encore une fois, c’est à convenance… Une boule, dans une poêle avec de l’huile chaude et c’est parti. Je vous donne aucun conseil, ni sur l’épaisseur ni sur la durée, à vous de voir ce que vous préférez, c’est pas très compliqué.

La râpée stéphanoise

 

Vins

A chaque plat son vin insiste Raymond Dumay dans sa bible (Le Guide du vin). Pour l’entrée, on a vu qu’un petit côte du Forez semblerait propice, sinon un beaujeu (même cépage, et puis c’est pas très loin…). Pour le plat, un simple côte du Rhône, sans prétention fera merveille, personnellement, j’en ai goûté et apprécié plusieurs (je ferai une liste plus tard…). Il conviendra éventuellement au dessert, mais on peut prévoir du blanc et des rouges plus luxueux (sec, fruité, genre Condrieu, Saint-Pourçain,… Et dans les rouges, les fameux côtes roties, Hermitage, Rasteau, Saint-Joseph…). Dans un prochain article, je vous ferai part des recommandations (et un peu de mon avis) du maître Dumay, paix à son âme comme on dit (et un magnifique article ici).

Fromages

Un simple plateau avec des fromages de l’Auvergne au Pilat (on peut y ajouter quelques fruits, genre la gala (sur la photo avec la râpée), de la cerise, et d’autres suivant la saison) et alentours (et un beau pain de campagne !), Bleu d’Auvergne (AOP) Fourme d’Ambert (AOP), Rigotte de Condrieu (AOP ?), Fourme de Montbrison (AOP), Saint Nectaire (AOP), et aussi du chèvre frais de la cousine, le meilleur que j’ai gouté.

Et en guise de mot de fin :

bon appétit !

PS : j’attends avec impatience vos commentaires.

Steve Mann vs Mc Donald… Deux mois après… Rien…

 Cet article a été écrit début août mais je n’ai pas eu le temps de le publier…
Il y a quelques nouveautés dans l’affaire, j’y reviendrai dans les semaines à venir !

Logo Mc DonaldJ’ai mis un mois et demi, plus d’un mois à attendre une foutue réponse de Mc Donald’s après la triste plainte de Steve Mann, un humain augmenté, un des premiers… Court rappel de l’histoire. Steve Mann génie malvoyant s’est doté de lunettes qui lui permettent de mieux appréhender la réalité. Ses lunettes sont littéralement fixées à lui et il a toujours sur lui les documents correspondant à ce dispositif.

La grosse chaîne de fastfood repose elle principalement sur un réseau de restaurant « groupe » et des « franchisés ». Les restaurants, d’après mon expérience, dépendent beaucoup de leur directeur (un abruti fera d’un restaurant un truc immonde et inversement)Steve Mann et donc, on peut s’attendre à voir des restaurants « parfait » et d’autres pourris. En pratique, les rythmes imposés par ce travail fond que, de toute façon, ce sera jamais top… M’enfin, je m’égare…

Steve se rend donc au restaurant des Champs Élysée (1er Juillet) et là  des employés vont lui poser quelques questions sur ce dispositif. Des employés vont s’en prendre physiquement à Steve en tentant de lui enlever ses lunettes et d’autres vont carrément froisser les  documents certifiant du besoin (pas vital, mais voir clair c’est quand même pratique non ?) dans la vie de tous les jours de ce dispositif pour Steve (les images sur le site de Steve sont explicites). Au final il sera semble-t-il mis dehors d’après son article, et les images semblent confirmer. Oui, car les lunettes enregistrent et conservent en mémoire des images remettant bien en cause ce « venez comme vous êtes » ! Le truc énorme c’est quand même que, dans la même journée, lui et ses gosses ont visité pas mal de musées et autre monument gardés par la police ou autre et jamais rien ne leur a été demandé…

Pour plus de détails sur l’histoire, n’hésitez pas à passer sur le site de Korben, l’express, à faire du GIYF comme il faut, ou plus simplement à lire directement l’histoire racontée par Steve (en anglais).

Mc Donald, devant l’ampleur du truc a du faire marcher son service juridique et à sorti une réponse réellement mauvaise dans un langage à la limite du texte de loi, excusez-moi du peu, alacon (je n’ai rien contre les gens de loi, mais si seulement on était assez éduqué pour parler comme eux ça simplifierait la vie, non ?)… La réponse est lisible ici. Je vais juste relever deux ou trois trucs sympa avant de suggérer quelques petites choses à Mc Do et à nous.

On peut lire dans le communiqué officiel que « McDonald’s France a pris connaissance de la réclamation de Monsieur Mann, le 17 juillet 2012 suite à la publication sur son blog. Immédiatement, McDonald’s France a lancé une enquête poussée afin de faire toute la lumière dans cette affaire. » Or les faits ont eu lieu le 1er Juillet et dans son article Mann affirme que qu’il a « essayé à plusieurs reprises de contacter McDonald, sans jamais avoir de réponse. » Il a même fait un WhoIs sur le site pour récupérer les informations de contact, mais, en bref, rien, silence complet…

Venez comme vous êtes, sauf avec des lunettesJe suis allé sur le site, et effectivement, c’est pas simple de trouver le lien « contactez-nous« … Il m’a fallu quelques minutes…Je vous jure, en 2012…  Mc Donald, désolé, vous vous foutez de la gueule de vos clients ou vous êtes une sacrée bureaucratie, mais dans les deux cas vous avez un problème, y’a pas d’adresse mail, ni de systèmes de commentaires !!! (alors que Mc Do US, rien à dire c’est simple)…

Enfin, pour revenir à l’histoire « selon les employés, les échanges avec Monsieur Mann ont été empreints de respect et de politesse. » Évidemment, et les photos sont truquées… Comme dirait House, « people lie »… Reste à savoir qui.

« McDonald’s réaffirme avec force son attachement à un principe de droit fondamental du code civil qui impose à toute entreprise de protéger le droit à l’image de ses salariés et de ses consommateurs. » Autrement dit « ce restaurant est sous vidéo surveillance, pour toute réclamation adressez-vous à blablabl »… Pourquoi alors personne n’a sorti les extraits des vidéo surveillances, s’il vous plaît, maître éolas (lien vers une petite discussion sur ce sujet) creusez un peu pour voir. D’ailleurs je ne comprends pas qu’une association n’y soit pas encore allée.. M’enfin…

Pour finir, Mc Do va sortir une GadgetoPhrase (je crois que je suis du même avis que Challenge), à savoir qu’ « au regard de l’émotion que cette affaire a suscitée, McDonald’s en appelle à la responsabilité de chacun et invite l’ensemble des observateurs à ne pas tirer des conclusions hâtives avant que tous les faits ne soient collectés. Si des éléments nouveaux venaient à être versés au dossier, McDonald’s France s’engage à agir à la hauteur de sa responsabilité. » Il n’en faut néanmoins pas oublier que Mc Do n’a pas tord et que l’article de Mann est pour le moins manquant de certains détails, tel que la copie de la lettre du medecin, la description de la fonction du dispositif et autre pour rendre son témoignage incontestable. D’autant plus qu’on sait le monsieur très à cheval sur ces notions et que cela ne plaide pas en sa faveur. A voir notamment cet extrait de cybermann.

Mais j’arrête ici, vous avez assez de matériel pour juger. Voici ce que je suggère, ou fait :

  • Je ne vais plus chez eux. Bref, je boycotte totalement cette chaîne (même si je n’y allais pas souvent) jusqu’à publication de la suite des évènements, plus d’un mois pour interroger une dizaine de personne, y’a un problème non ? Si tout le monde relaye le message, sans doute cela fera-t-il réagir plus vite ? Le pouvoir des foules !
  • Je conseille à Steve Mann de publier des précisions sur ce qu’il affirme, quitte à engager une procédure et pas se cacher derrière une espèce de (je caricature) « OMG, c’tro une grosse company, g tro peur ! » assez peu crédible finalement, mais néanmoins bien compréhensible.
  • Surtout, je suggère à Mc Do France qui insiste dans sa comm sur son ignorance des différences d’afficher un visage plus humain et de confier à leur community manager une adaptation des textes alacon fournis par le service juridique, parce que là, vraiment, ça n’aide pas. Un langage froid et désincarné (c’est Mc Donalds’ France qui parle en tant que personne morale dans tout le communiqué). Si on se rappelle (à moindre mal) l’histoire de la redoute on voit que Mc Do n’a pas tout compris. Ce qui n’est pas le cas de Mc Do USA qui fait un peu mieux pour un message au sens me paraissant similaire.

Pourquoi je ne suis sur aucun réseau social ?

Bon, le titre est un peu trompeur… Je suis sur plusieurs réseaux sociaux, mais ils sont pas forcément aussi connus… Cet article a été co-écrit avec Bux (qui a rédigé la majeure partie des « inconvénients ») et traitera des intérêts et des inconvénients de l’auto-hébergement et de la présence sur des réseaux sociaux, avec un mot sur l’importance de contrôler ses publications.

Je suis membre du réseau Btwin, de DeviantArt, Youtube et aussi de divers choses qui peuvent s’apparenter à un réseau social (qui n’est finalement qu’un forum amélioré avec un peu d’ajax,  de php, d’xml ou d’autres et le tout rendu possible par une meilleure capacités de machines (client ou serveur) et d’autres choses… Enfin, vous le savez déjà). Alors non, je ne suis pas anti-réseau… Au contraire même puisque j’ai cet espace public de communication dans lequel il est aisé de m’identifier personnellement et de me contacter !

C’est d’ailleurs un des nombreux intérêts d’un blogo-site tel que celui-ci plutôt que de dépendre d’un réseau « privé ».

Ce site est auto-hébergé sur le serveur personnel de mon ami, Bux, le nom de domaine m’appartient,  en bref, je suis le seul responsable du site, et l’infrastructure technique dépend de quelqu’un de confiance (on est dans une relation humaine de type don contre don si vous voulez #thèse). On imagine aisément les avantages, et aussi les inconvénients de ce mode de fonctionnement, ou pas…

En aucun cas il s’agit de dénigrer les intérêts de passer par un blogo-site hébergé chez OVH (mutualisé ou dédié) ou d’un blogo-site sur Facebook, juste de bien mettre à plat les intérêts et inconvénients (d’autres l’on fait, cf. liens ci-dessous), particulièrement en lien avec les réseaux dit sociaux (existe-t-il vraiment des réseaux qui ne servent pas à faire lien ? Évidemment non… #thèse). Pour se faire je vais simplement vous présenter, ce que je pense, constitue les intérêts de cette solution avant de vous en exposer les inconvénients majeurs. Avant de commencer une petite vidéo introductive très orientée business, mais néanmoins pertinente.

Effectivement rester « maître » de sa communication en évitant des réseaux privés (dans tous les sens du terme) et centralisateur comme Facebook, Google+ et les autres permet d’être clair avec ce que l’on met en ligne et les droits liés à l’utilisation de ce contenu par d’autre. Sur Facebook et autres, vous avez lu et accepté des conditions d’utilisations qui régissent tout cela, et, par exemple du moment que vous vous inscrivez sur Facebook ces informations sont publiques :

  • Nom : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas communiquer votre nom, vous pouvez toujours supprimer votre compte.
  • Photos de profil et de couverture : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas rendre vos photos publiques, vous pouvez les supprimer. À moins que vous ne la supprimiez, lorsque vous ajoutez une nouvelle photo de profil ou de couverture, l’ancienne photo reste publique dans votre album de photos de profil ou de couverture.
  • Réseau : Ceci vous permet de voir qui échange des informations avec qui avant de sélectionner Amis et leurs amis comme public personnalisé. Si vous ne souhaitez pas rendre votre réseau public, vous pouvez quitter le réseau.
  • Sexe : Cela nous permet de nous adresser correctement à vous.
  • Nom d’utilisateur et identifiant : Ces informations vous permettent de communiquer un lien personnel vers votre journal ou votre Page, de recevoir des messages à votre adresse électronique Facebook et de contribuer à l’existence même de la plate-forme Facebook.

Ce qui veut par exemple dire que maître Eolas ne pourrait rester anonyme sur Facebook (mais heureusement qu’il existe des fans pages). Bref, si vous voulez maîtriser et fournir à votre communication un cadre légal assez simplement compréhensible (c’est de moins en moins le cas en France, quelques infos ici et ) l’auto-hébergement et le choix de la licence de diffusion reste, pour moi, la meilleure solution.

Le deuxième intérêt réside dans la faculté de supprimer très facilement et complètement l’information… J’ai la maîtrise totale sur ce blog, le nom de domaine et le reste. Si je souhaite supprimer quelque chose je peux le faire directement je peux même faire débrancher directement le serveur ! En bref je reste libre de faire ce que je veux avec les originaux de mes données, les copies elles sont encadrées par la licence d’utilisation. Alors que les personnes de Facebook expliquent (je resterai sur l’exemple de Facebook, j’ai pas envie de perdre du temps à lire des kilomètres de CGU, à ce propos, je viens de voir une excellente initiative qui se propose de noter les sites en fonction des dites CGU) :

Nous pouvons également accéder aux informations, les conserver et les communiquer si nous jugeons, en toute bonne foi, qu’elles sont nécessaires pour : détecter, prévenir et maîtriser la fraude et autres activités illégales, nous protéger, vous protéger et protéger autrui y compris dans le cadre de nos enquêtes, et prévenir toute situation pouvant entraîner la mort ou porter atteinte à l’intégrité physique de personnes.

Je ne sais pas légalement jusqu’où cela peut aller, mais par exemple y’a le DMCA au USA et étant donné que Facebook traite les informations et données aux USA (ici, section 17) vos données sont soumises à cela. Ce qui n’est pas la cas de ce blog, auto-hébergé chez Bux en France (que je remercie au passage et avec qui j’espère pouvoir publié rapidement un manuel sur l’auto-hébergement) grâce à des logiciels libres.

Enfin, dernier point, l’autosatisfaction et la légitimité… Effectivement, pouvoir dire j’ai mon propre site avec ma propre adresse, même à l’ère du web 2.0 c’est quand même important. D’autant plus qu’en tant que chargé d’un cours d’introduction (et oui, je n’ai pas (encore) fini ma thèse) aux systèmes d’informations je parle d’e-commerce, d’internet et de tout cela. Quelle légitimité aurai-je à n’avoir pas même un blog alors que, soit disant, tout le monde à un espace virtuel ?

Évidemment tous ces points vraiment important pour moi ne le sont pas forcément pour tout le monde et certains inconvénients sont résolus par des solutions de type Facebook ou hébergement professionnel.

les trois inconvénients (qui peuvent être des avantages aussi) sont principalement d’ordre technique il s’agit simplement des connaissances requises, des risques techniques et de l’intérêt en terme de visibilité.

Il existe des box ou petits serveurs basses consommations tout-prêt mais, ils sont difficilement accessibles à monsieur tout le monde pour de l’auto-hébergement, en effet quelques connaissances en administration de systèmes sont obligatoires ; il existe aussi le projet beedbox (en pause au moment de la rédaction de cet article). Cette rare offre d’auto-hébergement s’explique peut être par le modèle économique actuel (voir la conférence de Benjamin Bayard lors de la 8ème rencontre du logiciel libre « Internet libre ou Minitel 2.0« , faites un clic droit + enregistrer sous, ou première vidéo ici en streaming) qui a tendance à centraliser les données (personnelles ou pas) pour les exploiter (publicités, paiement pour l’accès et autre). Malgré tout, rien ne vous empêche de monter votre propre serveur « fait maison ». Mais j’insiste, l’installation, l’administration et la gestion d’un serveur d’auto-hébergement ne sont pas à la portée de n’importe quel internaute. Cependant tous les outils pour y parvenir existent et en majorité sont libre (je rappelle qu’internet fonctionne grâce a des protocoles libre, petit reportage sur ce propos, sinon lisez le « textbook »que l’on propose). De plus, vous n’êtes pas seul, il existe beaucoup de communautés (par exemple auto-hebergement.fr avec tout un tas de ressources), d’articles et même une distribution GNU/Linux qui simplifient tout cela. Une fois ce pas franchi vous serez propriétaire de votre serveur (qui n’est ni plus ni moins qu’un ordinateur, mais avec quelques contraintes) sans aucun surcoût à part l’électricité et l’achat de la machine, votre abonnement étant déjà intégré à votre budget. Le principal avantage de l’auto-hébergement réside dans le fait qu’il faut apprendre à administrer le système, et donc acquérir de nouvelles compétences et connaissances.

Même si vous montez en compétences et en connaissances, un danger guette, les hackers (où… Ça fait peur hein ? XD). Auto-héberger ses services impose d’en assurer le fonctionnement et la sécurité. L’apprentissage de l’auto-hébergement se fera donc aussi par le respect des règles de sécurités les plus élémentaires comme la mise à jour du système et des logiciels utilisés, des sauvegardes régulières etc… Cependant il y a peu de chance d’atteindre le niveau de sécurité (en théorie…) proposés par les offres d’hébergements professionnelles (mutualisés ou dédiés). Cet article énumère assez bien les bons et mauvais cotés de l’auto-hébergement. Mais rassurez-vous si votre site a un faible nombre de visites (quelques dizaines par jours) vous serez une cible ignorée par la plupart en respectant les règles de sécurité…

Le dernier inconvénient est plus liés au fait d’avoir un espace dans les réseaux et plateformes « main-stream », il s’agit d’être « vu ». Si, l’hébergement professionnel (mutualisé ou dédié) peut vous proposer des options de « SEO« , ou d’autres et vous aider à être mieux vu, la présence d’un espace sur Facebook, LinkedIn ou autre, vous apporte évidemment plus de chance d’être lu par les utilisateurs de la plateforme. Impossible avec un espace comme celui-ci (mais ici, tous les utilisateurs ont accès au blog, pas seulement les personnes inscrites sur Facebook ou dans ma liste d’amis… Il faut savoir agir en conséquence), après, et en guise de conclusion, tout dépend de vos objectifs !

Ce que j’aurais aimé savoir en continuant le VTT…

Faisant suite à l’article que j’ai écris il y a quelques temps ici, je vous propose une courte suite…

Elle a mis du temps à venir car, comme tout pratiquant, je me suis planté et j’ai, après 6 mois, enfin arpenté les chemins des gorges de la Loire (GIYF) à nouveau et qui plus est depuis peu avec un tout nouveau compagnon. Non que je sois un champion de cross country, ou quoique ce soit d’autre, mais je commence à avoir une modeste expérience alors si ça peut aider, autant la faire partager.

Pour cet article 3 points qui viennent en plus de l’article précédent (débutant, rediriger vous sur le premier article). Cet article sera court, d’abord l’humain, ensuite la machine, enfin une synthèse de tout cela sous forme d’invitation au plaisir.

L’humain qui pédale

Je ne suis pas sur d’avoir assez insisté sur l’article précédent et si je l’ai assez fait il faut bien le prendre en compte à chaque sortie. Je vous conseillerai presque de faire une check list (merci D. Manise pour l’ouvrage) d’avant sortie VTT. Dans cette check list les seuls éléments qui pourront empêcher la sortie (comme pour la moto) sont liés à l’humain qui pilote.

L’équipement obligatoire est VRAIMENT obligatoire, il s’agira (l’ordre est arbitraire) :

Lunettes : vos yeux sont fragiles, un grain de sable dans une descente peut devenir mortel. Sur ma dernière chute, sans lunettes j’aurais un œil en moins.

Casque : pour les raisons que j’ai déjà précisées, je vois encore trop souvent des gamins sans casque, des groupes que je croise sans casque, des adultes sans casque ou dans la presse des morts pour non port du casque.. Mais bon sang, faut être CON… Enfin, c’est votre vie après tout…

 

Téléphone portable : votre ami en cas de pépin, qu’il s’agisse de vous ou de quelqu’un d’autre, apprenez par cœur le 112, quitte à le programmer sur une touche d’accès rapide.

Eau : seule boisson indispensable, elle devrait être obligatoire pour tout effort afin de ne pas risquer une déshydratation. Boire peu mais souvent. Petit moyen sympa : pisse clair = santé de fer. Surtout en cas de pépin elle vous permettra de rincer et d’hydrater en attendant les secours.

Un cerveau frais et dispo : pas de VTT les lendemains de fêtes ou en cas de maladie, comme pour la moto. Il faut être en pleine possession de ses moyens, déjà pour ne pas se mettre en danger, mais aussi pour en profiter.

S’en suit un équipement vraiment conseillé

PSC 1 :  oui, une formation au premier secours c’est indispensable pour vous permettre d’appréhender une situation et de réagir en conséquence. Dans mon cas (cf. photo) ça m’a permis de bien gérer ma propre situation, de prévenir comme il faut les secours malgré le stress et de commencer à nettoyer mes plaies comme il convient. Éventuellement pensez à votre carte vitale, mutuelle et groupe sanguin, voir de donneur d’organes en cas de gros pépin…

Fringues adaptées : là il s’agira surtout d’un bon cuissard afin de ne pas se retrouver à marcher comme un cowboy pendant une semaine. Pensez-y. Du reste, c’est surtout votre pratique qui détermine la technicité de vos vêtements. En revanche, pensez au temps qu’il fait et qu’il risque de faire, anticiper afin de ne pas risquer l’hypo ou l’hyper-thermie.

Gants : idem que pour les vêtements d’autant plus important qu’ils protègeront aussi en partie vos mains en cas de chute.

Sucres : carburant, permet de récupérer un  peu d’énergie si l’on est patraque, de soutenir un camarade qui ne connaissait pas ses limites…

Trousse de secours : seulement ce qu’il faut, pas besoin de bobologie qui pourra attendre le retour, mais il faut pouvoir traiter une urgence correctement (genre barbelé qui va couper un morceau ou une veine, grosse brulure avec gravier qui peuvent empêcher de continuer si pas nettoyée et protégée…). Dans la mienne y’a une solution antiseptique / antibactérienne, compresses stériles, une paire de gants, couverture de survie à usage unique, et deux trois autres choses. C’est en lien avec vos capacités et vos compétences, ça sert à rien de prendre un kit de secours de malade si on ne sait pas l’utiliser ou si l’on perd ses moyens.

Outillages : les trucs de base pour ne pas être coincé sont super important, tout le reste est relativement inutile. Il faut de quoi permettre au vélo de revenir à la civilisation. Ruban adhésif type chatterton, de quoi réparer la chaîne ou une chaîne de rechange, de quoi réparer un pneu / chambre à air, et regonfler tout cela. Le reste c’est trop.

Carte + boussole : histoire de pas se perdre (et à condition de savoir s’en servir…) si vous sortez des sentiers balisés ou d’un coin connu si on a pas un minimum de moyen, être perdu peu rapidement devenir un calvaire. Pourquoi ne pas faire un petit stage de survie ?

Maintenant qu’on a bien parlé de vous et de ce qui sera avec vous, parlons succinctement de votre véhicule…

Tout pour éviter au maximum de finir comme ça !

Un VTT en bon état ?

Est-ce vraiment nécessaire d’encore le rappeler ? Qu’est ce que ça veut dire ? Cela devrait faire l’objet d’une deuxième check list.

Très simple : graissage, propreté, circuit hydraulique, transmission, pression des pneus, jeu éventuel de certains organes, notamment la direction et les roulements, pression des suspensions…

En version courte il vous faut un VTT entretenu. Je vous conseille d’ailleurs l’excellent hors série vélo vert sur l’entretien.

Tout ça prendra quelques minutes et vous évitera plusieurs heures de galères si y’a un truc qui va pas. Alors ne lésinez pas.

Il ne vous viendrait pas à l’esprit de prendre une voiture / moto avec les pneus lisses, une fuite d’huile, ou autre, idem pour le vélo, surtout que vous allez être dans des situations dangereuses, sans grande protection. Imaginez se ramasser un arbre à 50 km/h juste parce qu’on avait pas vérifié le circuit de frein avant de partir ?

En conclusion

Tout ça pour dire quoi ?

Je n’ai pas besoin d’aller plus loin sur le vélo, ni de vous faire un cours sur la mécanique. A ce stade vous êtes suffisamment débrouillard normalement. Tout ça c’est pour rappeler des choses que l’on oublie parfois, non parce qu’on est idiot, ou que l’on se croit meilleur, simplement par omission, par habitude, ou juste parce que « la dernière fois c’était en bon état ».

Il ne faut pas oublier que l’on risque sa peau à chaque croisement, à chaque rigole, racine et autre joyeuseté. Tout ça pour dire qu’il faut être bien conscient de ce que l’on sait faire, et du risque que l’on prend.

Sans oublier le fun, surtout le fun en fait. Si au début de ma pratique « sportive » le « chrono » était pour moi de la panoplie obligatoire il est vite devenu un challenge. Et dépasser, à chaque fois, ce que je faisais la précédente était un moteur. Puis un jour j’ai un peu ralenti, j’ai levé les yeux et contemplé la forêt environnante, à ce moment précis je me suis rappelé que c’était pour cela que je faisais du VTT.

Aujourd’hui si je m’amuse toujours autant, en plus de l’aspect « sanitaire » du VTT, c’est parce que j’ai oublié le chrono. Ou plutôt que je suis passé par le chrono et que j’ai, pour moi, (c’est subjectif pour vous aussi) suffisamment progressé. Mon seul moteur désormais, c’est égoïstement mon propre plaisir, et mère nature.

Bon ride ;-)

Invitation au voyage… Mère est généreuse et formatrice.

Voici quelques morceaux choisis du bouquin de Stevenson, Voyages avec un âne dans les Cévennes. Je n’ai pas mis les pages volontairement. Bonne lecture !

Quant à moi, je voyage non pour aller quelque part, mais pour marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager.

L’important est de bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, de sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants. Hélas ! Tandis que nous avançons dans l’existence et sommes plus préoccupés de nos petits égoïsmes, même un jour de congé est une chose qui requiert de la peine.

Toutefois, un ballot à maintenir sur un bât contre un coup de vent venu du nord glacial n’est point une activité de qualité, mais elle n’en contribue pas moins à occuper et à former le caractère.

Et lorsque le présent montre tant d’exigences, qui peut se soucier du futur ?

La nuit est un temps de mortelle monotonie sous un toit ; en plein air, par contre, elle s’écoule, légère parmi les astres et la rosée et les parfums. Les heures y sont marquées par les changements sur le visage de la nature. Ce qui ressemble à une mort momentanée aux gens qu’étouffent murs et rideaux n’est qu’un sommeil sans pesanteur et vivant pour qui dort en plein champ. La nuit entière il peut entendre la nature respirer à souffles profonds et libres. Même, lorsqu’elle se repose, elle remue et sourit et il y a une heure émouvante ignorée par ceux qui habitent les maisons : lorsqu’une impression de réveil passe au large sur l’hémisphère endormi qu’au-dehors tout le reste du monde se lève. C’est alors que le coq chante pour la première fois. Il n’annonce point l’aurore en ce moment, mais comme un guetteur vigilant il accélère le cours de la nuit.

Le brouillard bleuâtre  s’étendait dans le vallon où j’avais si agréablement dormi. Bientôt, une large bande orange, nuancée d’or, enveloppa le faîte des monts du Vivarais. une grave joie posséda mon âme devant cette graduelle et aimable venue du jour. L’entendis le ruisselet avec plaisir. Je cherchais autour de moi quelque chose de beau et d’imprévu. Mais les pins sombres immobiles, la clairière déserte, l’ânesse qui broutait restèrent sans métamorphose. Rien n’était changé sinon la lumière et, en vérité, elle épendait tout un flot de vie et de paix animée et me plongeait dans une étrange jubilation.

En guise de conclusion une citation que j’ai particulièrement aimé (après l’avoir lue plusieurs fois) et qui m’a fait bien rire, surtout dans le contexte actuel de gué-guerres religieuses et de religio-phobie.

Je ne saurais trouver déloyal, en effet, d’avouer ne saisir aucune différence particulièrement dans ces matières transcendantes en qui nous avons tous la certitude que si d’aucuns peuvent se tromper, nous ne sommes nous-mêmes pas assurés d’avoir raison.

Les liens du vendredi…

Non que j’ai procrastiné cette semaine, au contraire, mais j’ai trouvé et retrouvé quelques pépites que je partage de suite :

  • namecheck, vérifiez où est utilisé votre pseudo préféré !
  • encore mieux que les lunettes Google, les lentilles Innovega… Impressionnant.

Dans le genre apprendre en se divertissant :

  • U-stream sur la chaine de l’éducation
  • Canal-U, vraiment ce truc je pourrai y passer un temps fou !
  • Project Noah, si vous voulez tout voir sur la nature….

Dans le genre je me radicalise :

  • Trisquel, une des rares distributions vraiment libre, validée par GNU et la FSF, il FAUT que je l’essaye…

Les chinois plus fort que les japonais pour l’animation ?

Bon, nan, sans doute pas encore, mais ça commence !

Ce n’est pas nouveau que je suis un fan d’animation nipponne et autre (pour cela que j’étais admin de Mangas-tv par exemple) je suis tombé sur un petit bijou d’animation et de critique de l’individualisme. C’est vraiment superbe et tellement vrai.

Et vous, laissez-vous la place ?

Dis papa, à quoi ça sert les « meeting » politique…

Regardant de loin la campagne (présidentielle, pas celle que l’on a à la fenêtre, autrement plus captivante), avec ma douce, car ayant déjà élu notre champion sur la base d’un programme largement accessible, une question nous a occupé quelques minutes :

Diantre (pour faire jolie), à quoi servent ces meeting politique ? (tous candidats confondus)

Et la conclusion c’était :

A RIEN, ou presque…

Je m’explique. Le meeting c’est quoi ? Une salle remplie de gens qui soutiennent déjà le candidat effectuant un discours toujours similaire, puisqu’il reflète son programme (c’est là une supposition, en partie démontrée par l’attitude des gens que l’on voit, (drapeau, banderole, hurlement, il est rare de voir des gens attentif, sans aucun signe de soutient).

Je n’ai trouvé qu’un seul article et un petit commentaire là dessus, que j’utiliserai à outrance (entre guillemets)pour argumenter ma pensée. D’abord, une petite partie sur le meeting d’aujourd’hui, acte irrationnel, puis sur ce que c’est que le meeting politique, la conclusion ayant déjà été donné ci-dessus.

Avant tout sur la dépense, sans même penser à l’usage… C’est qu’un meeting ça coûte très cher, c’est même le premier poste de dépense ! Ne pourrait-on pas diminuer le coût au profit d’autres choses ? Une réunion publique est moins chère  (ou un super easter egg avec un code Konami cf. image), et on retrouve un peu l’esprit d’antan de cette réunion qui avait pour but de débattre. Ce n’était pas un show au sens d’aujourd’hui, il fallait se battre pour ses idées et montrer qu’on était le meilleur. Maintenant il s’agit de ressasser un discours, toujours le même puisque basé sur un programme (j’insiste), de balancer deux trois critiques devant la caméra histoire de montrer qu’on a pas froid aux yeux et voilà. C’est un acte puéril, inutile, et couteux.

Cette mutation, apparemment, a débuté il y a un peu moins d’un siècle. « Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, il est clair que la réunion politique ne sera pas ce forum citoyen où les individus se rendent pour échanger leurs idées et forger une opinion publique rassemblée ». On quitte l’espère de forum citoyen, pour le show, et ce n’est que le début. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que j’ai appris sur l’Agora, ou les assemblées citoyennes abritant de véritables débats d’idées pour prendre des décisions, ici rien, juste un champion entouré de ses supporters.

Le seul intérêt, désormais, semble dans la droite ligne de ce qu’il c’est passé après la WWI.  « [L]’entre-deux-guerres révèle ainsi qu’ils [les meetings] sont organisés et commentés comme des démonstrations de force : force prouvée par le nombre de personnes assemblées et par la présence de signes de leur adhésion, la manifestation de leur enthousiasme. Les commentateurs font systématiquement ressortir la communion de la foule dans l’émotion.  » En bref, le meeting est devenu un instrument pour montrer qui a la plus grosse… (D’autres diront pour s’assurer du soutien, se motiver… Mais c’est du blabla, je vois mal un candidat ne pas être motivé, ou avoir des doutes…)

Et plus récemment ceci c’est précisé.  » Une enquête dirigée par Daniel Gaxie et Patrick Lehingue au début des années 1980 sur les élections municipales [OK c'est pas la même dimension, mais bon] montrait que « la présence à une réunion conforte une orientation politique préexistante et ne joue qu’un rôle infime d’information et de conviction pour les électeurs encore hésitants », et que « le meeting réunit des électeurs habitués à ce type de manifestations (…), qui ne s’y déplacent que pour écouter les orateurs dont ils sont politiquement proches ».  » Voilà, c’est confirmé…

« Avec la quasi-disparition des réunions contradictoires comme moyen de faire campagne, au profit de meetings partisans, puis avec la place croissante prise par les médias de masse, la télévision en particulier, la forme des meetings a changé [...]  » et en mal pour moi. Je ne vois pas comment, ce gouffre financier peut rendre un quelconque service à qui que ce soit, à part les boîtes d’événementiels… Que le candidat propose un débat public avec universitaires, ouvrier, paysans, chef d’entreprises, sans question pré-pensées, et là on pourrait tirer de la substance. 

Finalement je me pose une question, quelle est la place de cette loi sur l’égalité du temps de parole dans ce constat ?