Archives pour la catégorie Pensée

Photographie de Karl MarxLe monde religieux n’est que le reflet du monde réel. Une société où le produit du travail prend généralement la forme de marchandise et où, par conséquent, le rapport le plus général entre les producteurs consiste à comparer les valeurs de leurs produits et, sous cette enveloppe des choses, à comparer les uns aux autres leurs travaux privés à titre de travail humain égal, une telle société trouve dans le christianisme avec son culte de l’homme abstrait, et surtout dans ses types bourgeois, protestantisme, déisme, etc., le complément religieux le plus convenable. Dans les modes de production de la vieille Asie, de l’antiquité en général, la transformation du produit en marchandise ne joue qu’un rôle subalterne, qui cependant acquiert plus d’importance à mesure que les communautés approchent de leur dissolution.

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Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France,Photo de Charles de Gaulle, en habits militaires telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur.

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, tome 1, Plon, 1954.

Une réponse à Xavier de la Porte sur les ordinateurs « connectés » en classe

Écoutant la chronique du 20/02/2014 de Xavier de la Porte,  et enseignant comme vous le savez, j’allais répondre en écrivant un commentaire sur la page de son émission sur le site web de France Culture.

Voyant que mon commentaire commençait à faire plus de 250 mots, je me suis dit qu’il était opportun de le développer un peu pour en faire un article, en réponse à l’usage des ordinateurs connectés pendant la classe.  En résumé : pour ou contre ? Il faut dépasser ce débat, c’est l’apprentissage de l’usage qui est important, pas l’usage en soit, en tout cas avec un public de jeunes adultes.

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Mon histoire vers le libre

Le début d’une longue histoire

Alors, comme vous le savez, je suis très orienté en faveur du logiciel libre, et du libre en général.  J’en ai déjà d’ailleurs parlé ici : libre vs open source. J’ai aussi aborder les débats philosophique entre privateur et libre. Je soutiens comme je peux Wikimédia, LQDN (mon pixel), FDN ou encore Framasoft. Mais beaucoup parlent bien mieux que moi de cela (Ploum, ou encore Richard M. Stallman).

Cependant, je ne suis pas un modèle, oùùùùù non, je ne suis pas un modèle !

Je vais relater dans une suite de billets mon histoire du passage au libre, les différentes étapes, les galères, les succès, idem sur la mise en place d’outils de protection de ma vie privée et celle de ma petite famille… Tout ça, déjà pour aider les « non-full-geek » comme moi n’ayant que très peu de connaissances dans ces machins, en bref des utilisateurs « avertis », et aussi un peu pour m’obliger à passer au libre, comme un engagement entre vous et moi.

Wallpaper de Richard M. Stallman

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Vous n’êtes pas sans savoir que la loi de programmation militaire pose quelques problème, notamment l’article 13 qui littéralement entraînerait la création d’un PRISM à la française (voir le Nouvel Obs ou encore la Quadrature pour plus de détails).

Un moyen simple est, déjà, de demander clairement à vos sénateurs de réfléchir à la question et de partager leur vision des choses. Voici la procédure qui ne vous prendra pas plus de quelques minutes.

  1. Il vous faudra d’abord récupérer l’adresse de vos sénateurs ici : http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html
  2. Ensuite, envoyer un mail / ou un courrier papier en vous inspirant notamment de ces modèles proposés par la quadrature (j’ai pris le 3 personnellement) : https://www.laquadrature.net/wiki/Contactez_vos_senateurs#Mail_type
  3. l’envoyer, et le dire, et inviter d’autres à faire de même.

Vive la France.

Voici ce que j’ai envoyé

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A vrai dire, peu d’adultes sont capables de voir la nature. La plupart des gens ne voient pas le soleil. Du moins en ont-ils une vision très superficielle. Le soleil ne fait qu’éclairer l’œil  de l’homme, alors qu’il brille à la fois dans l’œil et dans le cœur de l’enfant. L’amoureux de la nature est celui dont les sens internes et externes sont encore réellement ajustés les uns aux autres et qui a gardé l’esprit d’enfance jusque dans l’âge adulte. Son commerce avec le ciel et la terre devient une part de sa nourriture quotidienne. En présence de la nature, une joie sauvage parcourt cet homme, en dépit des chagrins réels. La nature dit : « Il est ma créature, et malgré l’insolence de son affliction il sera heureux avec moi. » Ce n’est pas le soleil ou l’été seulement, mais chaque heure, chaque saison qui apporte son lot de plaisir; car chaque heure et chaque changement correspondent, en même temps qu’ils le permettent, à un état d’esprit différent, de midi où ne circule pas le moindre souffle d’air jusqu’au minuit le plus noir. La nature est un décor qui convient aussi bien pour jouer une pièce triste que comique. Lorsqu’on est en bonne santé, l’air est un cordial d’une incroyable efficacité. Traversant au crépuscule, sous un ciel nuageux, un terrain dénudé parsemé de plaques de neige boueuse sans avoir présente à l’esprit l’idée d’une bonne fortune particulière, j’ai joui d’un sentiment d’allégresse parfaite.

Ralph Waldo Emerson, La Nature.

Des « labels » gouvernementaux pour consommer mieux

J’ai voulu écrire cet article suite au documentaire intitulé « la publicité avance masquée » sur France 5, que j’ai trouvé relativement moyen. Initialement destiné à entrer dans la rubrique des « liens du vendredi » je me suis dit qu’un véritable article serait sans doute plus pertinent.

Consommateurs comme tout le monde, aigri et malheureux de voir mon environnement tant social que naturel détruit, j’œuvre dans la mesure de ce que pense pouvoir faire, à l’amélioration de tout cela. Famille en partie agricultrice, j’essaye aussi de favoriser le lien social et les circuits courts. Mais même sans famille productrice c’est à la portée de tous, notamment grâce aux AMAP ou directement dans une ferme près de chez vous grâce à des initiatives comme les produitsfermiersloire.com. Mais, faisant partie des 10% les plus pauvres c’est parfois assez compliqué et j’en m’en remets donc à des sigles plus habituels. Ça n’aide que les circuits court, mais c’est mieux que rien…

Soumis de plus en plus aux lobbies et aux recherches scientifiques à rentabilité exigées, les institutions n’en restent pas moins les garants d’une certaine forme de recul et de protection des citoyens. Ce n’est en revanche pas le cas pour les entreprises qui sont soumises aux marchés et dans une moindre mesures aux lois avec comme principal soucis la rentabilité financière. C’est pourquoi parmi les certifications, sigles et autres labels, ceux qui comptent encore sont pour moi ceux des institutions. Ils sont au nombre de 7 en France, 8 si j’en utilise un autre qui me tient à cœur, qui ne labellise rien mais est résultat d’un concours. C’est toujours l’état (pour ces 7 la France ou l’Europe) notamment via l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (site officiel) qui valide les cahiers des charges et contrôles les processus via nombres d’organismes, je l’espère, indépendants. En voici listés avec leurs descriptions (officielles sur le site du ministère de l’agriculture) et un commentaire. Tous les autres ne sont généralement que le fruit de préoccupations directement ou indirectement financières.

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