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Grenoble Ecole de Management

Archive for the ‘Pensée’ Category

La citation du dimanche

Vous n’ignorez pas le rôle du lobbyisme à l’échelle française et même européenne (FR, EU). Cependant il semble que ces derniers soient pragmatiques, en tout cas j’aime bien ce qu’en dit le boss de l’agriculture à l’échelle Européenne :

« Sachez qu’il y a certaines limites dans l’agriculture au-delà desquelles même les lobbyistes ne peuvent pas aller sans risquer des conséquences très graves. Il y a une évidence qui n’est pas décrétée par la Commission et qui ne figure dans aucune loi : quand la connexion avec la nature n’est plus assurée, un problème arrive vite, comme par exemple, la stérilité du sol faute d’engrais. Eh bien, même ces lobbyistes qui ne soutiennent pas toujours la réforme, peuvent comprendre cette évidence. »

Dacian Cioloş, février 2013, sur Presseurop.eu, en parlant de la réforme de la PAC.

J’avais écrit voilà quelques mois un article sur Claude Bourguignon, il devrait penser à faire du lobbyisme aussi parce que j’imagine relativement mal monsanto s’occuper de la pauvreté des sols… Cela ne fait d’ailleurs pas du tout partie de leurs préoccupations (voir ici)

 

La citation du dimanche.

Continuons, non pas avec Marx, mais avec Lessig, en préface (ici un extrait de la première édition, mais le lien pointe vers la seconde) de Free Software, Free Society: Selected Essays of Richard M. Stallman (disponible ici en téléchargement). C’est de l’anglais, mais en voici ma traduction.

« Ces machines – les ordinateurs – définissent et contrôlent de plus en plus nos vies. Ils déterminent la manière dont nos téléphones se connectent ou ce qui fonctionne sur nos TV. Ils décident si une vidéo peut être vue en ligne sur nos ordinateurs. Ils contrôlent les informations qu’un ordinateur renvoie à son constructeur. Ces machines nous contrôlent. Le code contrôle ces machines. Quel contrôle devrions-nous avoir sur ce code ? Quelle compréhension ? Quelles devraient être les libertés pour correspondre au contrôle qu’il permet ? Quel pouvoir ? » p.11, ma traduction.

Ce court paragraphe résume très bien le combat de rms depuis le début et surtout l’importance du logiciel libre.

version originale :

« These machines — computers — increasingly define and control our life. They determine how phones connect, and what runs on TV. They decide whether video can be streamed across a broadband link to a computer. They control what a computer reports back to its manufacturer. These machines run us. Code runs these machines. What control should we have over this code? What understanding? What freedom should there be to match the control it enables? What power? » p.11

La citation du dimanche, Michel Serres.

J’apprécie, jusqu’à présent, les lectures que j’ai pu faire de Michel Serres. Si, en soi, l’interprétation de cette vidéo peut être erronée si l’on ne sait pas ce qu’il définit par pauvreté et misère (d’où mon invitation à voir toute la vidéo), son discours n’en reste pas moins percutant. Voilà pourquoi j’en propose un extrait aujourd’hui. Le contexte est le bonus de 16 millions du « chef » Levy, en 2012.

Je crois que ces chiffres font rêver. Tout le monde dit que ça fait rêver. Ça ne me fait pas rêver du tout, que ce soit 16 millions, 340 millions, je m’en fous totalement ! Parce que je vis tout simplement, je suis professeur, j’ai donc un salaire relativement misérable, mais j’en suis heureux. Ça m’est égal. 350 millions, mais à quoi vous jouer ? Qu’est-ce qui vous fait bander dans cette affaire ? Rien du tout ! C’est du vent, vous m’emmerdez avec tout ça ! Moi je suis pauvre et je suis fier de l’être, voilà ! Et je trouve que la pauvreté est une vertu et que la richesse à ce point est une sorte de, parangon de tous les vices…

Michel Serres, extrait de Ce soir ou jamais sur France 2 du 03-04-2012 animé par Frédéric Taddeï.

 

Eric Delbecque : quel patriotisme économique ?

J’ai assisté récemment à certaines conférences lors du festival de géopolitique de Grenoble Ecole de Management récemment. Intervenant dans un cours de Management de l’Information (dont j’ai parlé ici) je ne pouvais pas manquer l’intervention d’Eric Delbecque sur des questions de patriotisme économique mais en fait, fondamentalement, de politique industrielle.

Suite à quelques échanges avec lui voici un texte qu’il accepte de partager avec « le monde ». J’attends vos avis et opinions sur cet appel, à propos d’un épineux sujet posant un constat terrible sur nos élites, mais appelant à un renouveau de nos cadres de pensées. Voici le pdf de ce texte (1389 mots).

(Lire la suite…)

La citation du dimanche, André Gortz.

Nouvelle rubrique que j’aurais du créer bien avant et que je vais essayer de poursuivre régulièrement. Une courte, ou moins courte, citation le dimanche, de la presse, la littérature et autre, toujours référencée évidemment.

Commençons par une citation d’André Gortz, Ecologie et politique, Seuil, 1978, p. 37-38.

pas plus qu’il n’y a de pauvres quand il n’y a pas de riches, pas plus il ne peut y avoir de riches quand il n’y a pas de pauvres : quand tout le monde est « riche » personne ne l’est ; de même quand tout le monde est « pauvre ». À la différence de la misère, qui est l’insuffisance de ressources pour vivre, la pauvreté est par essence relative.

Initialement lue sur Wikipédia j’ai trouvé cette très courte citation d’une pertinence et d’une actualité rare.

En phase complètement avec ce que je crois. Je crois en effet que c’est par l’éducation, la réflexion et surtout une forme de réflexivité « morale » que l’on pourra continuer. Que ce soit en avançant, en reculant ou en stagnant peu importe, mais continuer d’exister, de vivre ensemble, tous ensemble et pour longtemps loin de la misère.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

La crise du marché de l’automobile pour les nuls

Pas une seule semaine, depuis déjà quelques mois sans lire 3 ou 4 articles sur la fameuse « crise » du marché, au moins français, de l’automobile… Quelques exemples ici, , par ici, par-, et même ici ou les chiffres « officiels »  (avec une recherche fait en 2 minutes…).

Cette industrie qui se plaint et ce travail de journaliste bâclé me fait doucement rire.

Une explication simple et rapide s’impose.

illustration graphique en baisseIl y a un peu plus de 25 millions de foyers en France d’après l’INSEE. 45% de ces ménages à un seul véhicule, 35 en a 2, ce qui représente la majorité (soit 0.45*25+0.35*2*25=28 millions de voitures dont plus de 50% d’occasion). De plus, toujours d’après l’INSEE, il faut préciser que la durée moyenne de possession dudit véhicule est d’un peu moins de 5 ans et son âge est de 8 ans (ce qui est lourd de sens).

La sacro-sainte croissance guidant toutes les politiques actuelles, surtout lorsqu’il s’agit de fleurons de notre industrie mourante, la prime à la casse et beaucoup d’autres incitations ont été créées. Un simple regard sur le premier parking de grande surface vous montrera l’effet de cette manœuvre politique. Le taux de renouvellement semble avoir explosé. Il est désormais très rare de voir une vieille R18, 205 ou Super 5 rouillée sur un parking, d’autant plus avec, la vicieuse mais efficace modification du contrôle technique.

En bref, si l’on force la croissance (+10% environ si on regarde les chiffres du gouvernement sur 2009/2011 soit à peine moins que la baisse actuelle dont se plaint l’industrie) du marché du véhicule neuf (alors que l’occasion représente une part majoritaire en 2008) la durée de possession elle, d’autant plus avec l’endettement souvent liée, ne va pas nécessairement diminuer.

Un rapide calcul nous montre que le parc neuf a été renouvelé à près de 50 % en 5 ans (2*5=10 millions), sachant que l’occasion va bénéficier de ce renouvellement, les 50 % restant vont pouvoir « aussi » renouveler leur véhicule (10 millions). De plus si l’âge des véhicule est de 8 ans, ce renouvellement aura une influence pendant une durée équivalent.

En bref, la « crise » (structurelle comme je viens de le suggérer) du secteur va donc durée pendant près de 5 ans en France (avec, au mieux, une stagnation vers 1.5 (+/- 0.5) millions par an). De plus, étant donné le contexte économique et la hausse du chômage il est très probable que le taux de renouvellement passe de 5 à 7 ans. C’est d’autant plus vraisemblable que la part de véhicules acquis neufs à probablement augmentée pour représenter la majorité du parc Français.

En conclusion il me semble possible de proposer une piste de stratégie pour contourner cette baisse. Un courant de recherche issu du marketing devenant assez important qualifié de « service dominant logic » (qui a de forts liens avec la co-création de valeur d’ailleurs) nous précise, pour faire simple, que nous sommes passés d’un monde centré sur les biens à un monde centré sur les services.

Le constructeur qui sera à même de proposer du service de transport, pourrait peut-être faire la différence. Cela demande cependant un effort conséquent d’apprentissage de nouveaux métiers.

Par exemple on peut imaginer différents abonnements plus un coût au « changement » de voiture avec, à la clef, une voiture à disposition et éventuellement un mix assurances / carburant, ou d’autres options (renouvellement du véhicule, surclassement moyennant un surcoût (passé d’une 208 à une classe A sport pour le week-end). Celui qui proposera ce « pack » mobilité pourrait, à mon humble avis, sortir son épingle du jeu. On peut aussi penser à proposer plusieurs types d’offres, basés sur un véhicule neuf construit spécialement (forme de leasing mais en mieux) ou de l’occasion, ou même sur un véhicule écologique (avec prime CO2, ou sur l’achat d’un vélo), ou que sais-je encore.

Allons plus loin, en créant un partenariat de ferroutage et de transport avec la SNCF et les services locaux de bus et voilà un « vrai » service de mobilité. Ce sera, il me semble, en plus de l’activité de construction de « renouvellement » le vrai plus, possible grâce à un système technologique d’abonnement par carte et centralisé en plusieurs entité (à l’image des smiles par exemple).

Bref, messieurs les journalistes, où est votre boulot d’analyse ? Messieurs les constructeurs, comme pour le disque, la presse, et les autres le monde des affaires change et évolue, adaptez-vous !

Aujourd’hui tout est « smart »… Enfin, soit disant…

C’est un constat, entre les smart PC de l’un, les smart TV de l’autre, les smart cities de ceux-là et les smart grid des autres, tout est smart. Et je vais essayer d’expliquer pourquoi je pense que c’est une bêtise.

D’abord smart c’est quoi, c’est la traduction d’intelligence… Se pose alors la question de ces objets (que ce soit les PC, les villes, les TV, ou les « grilles ») et de ce que cela peut signifier qu’ils sont intelligents.

smart PC samsungPour les PC, c’est très simple. C’est juste des tablettes, sur lequel on plugue un clavier, pour en faire un PC (ordinateur personnel)… Asus avait proposé cela il y a déjà presque deux ans avec leur transformer. En bref, cela ne change strictement rien, c’est simplement de l’innovation incrémentale sur les tablettes et les PC. Rien de smart là-dedans, depuis longtemps je peux connecter un clavier sur une tablette, l’idée c’est de tout lier, ça ne change, en rien, ce qu’est ou peut faire l’objet.

Pour les TV, cela veut simplement dire qu’elle est connectée à un réseau, généralement internet et qu’il sera proposé une offre de service derrière. Bref, si vous connectez votre PC à votre TV ou plus simple, votre TV à votre box qui possède une option TV c’est déjà le cas. Ici pire, il y a le risque d’être contraint d’utiliser les plateformes des fabricants de TV (comme le fait déjà Apple, Google, Sony, ou Microsoft). Philips_smart_tvCela contraindra encore plus notre choix de citoyen et continuera de faire de nous des consommateurs. En effet, je ne pense pas pouvoir héberger simplement un site web, un serveur mail et autre sur cette TV, ce qui la rendrait vraiment « émancipatrice » et non pas intelligente. Une machine de ce type étant en soit « idiote » car soumise à un programme. Je pense qu’elle contraindra mon usage à ce que souhaite le constructeur. Je deviendrai alors un consommateur de divertissement encore plus tracé. Désolé, je ne vois pas d’intelligence là-dedans, au contraire. Une vraie smart TV, à mon sens serait un écran avec 5 entrées neutres et peu consommateur en énergie.

Les smart grid maintenant… Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? En gros l’idée c’est de dire que l’électricité (principalement) est une ressource importante et que l’efficience du rapport production / consommation est devenu possible et aussi important que son efficacité. Il s’agit là d’utiliser des NTIC un peu partout pour tracer toutes les consommations et les comportements afin d’améliorer ce rapport. Y’a effectivement un bon sentiment derrière, ce qui m’inquiète, c’est le boitier qui sera chez moi et dans tous les appareils sur lequel je serai identifié qui diront ce que je fais, quand je le fais et tout le reste, soit disant pour le bien de tous… Je n’aime pas forcément l’idée. N’est-on pas assez responsable, ne peut-on pas apprendre à vivre ensemble décemment ‽ Est-ce qu’il est réellement nécessaire d’implémenter des systèmes de surveillance partout pour, soit disant, améliorer notre consommation ‽ En fait c’est leur production qui sera optimisée, nous on aura éventuellement des outils de monitoring, des suggestions mais rien de plus !

Ensuite, on sait qu’un réseau de transport (la notion de grid) est généralement neutre, c’est à dire qu’il n’est pas forcément nécessaire qu’il connaisse les détails de ce qu’il transporte (c’est un point de vue personnel, mais je vous invite à y réfléchir en jetant un œil ici, , là-bas, par ici, ou par là). Par exemple le réseau d’eau transporte de l’eau, il ne transporte pas X litres pour mamie Marcelle et Y litres pour l’entreprise d’à côté. Car s’il en est capable, cela implique qu’il serait aussi capable de prioriser ces deux « clients » en cas de sécheresse. Il en va de même pour le réseau électrique. En bref, si l’on ne peut nier en soit l’intérêt, il DOIT être soumis au contrôle des citoyens et non des quelques corporations (IBM, Siemens, Gouvernements,…) toujours contrôlés par les mêmes individus.

Et enfin, pour les smart-cities, c’est la même chose que les smart-grid, mais à l’échelle d’une ville, sauf peut-être que là, on parle plus souvent de pouvoir des citoyens, et de modèle de société durable. C’est donc un peu mieux, mais tellement repris par de grandes entreprises que l’on se pose les mêmes questions. Je n’ai pas besoin d’en dire plus.

Finalement, il faut peut-être en appeler au citoyen non ? C’est l’éducation le problème principal dans une société du divertissement « gratuit » et de la connaissance payante (l’affaire d’Aaron en étant un des évènements tragique récents).

Et sur cette smartitude, ben c’est juste un argument marketing, rien de plus.

PS : pour ceux qui se demandent ce que c’est que « « , je viens de le découvrir, et j’adore.

Dans la vie libre de droit… LOL

Je viens de voir un Tumblr via le vinvinteur qui s’appelle « dans la vie libre de droit« …

Je vous propose de revisiter leur truc… Parce que c’est vraiment drôle.

Images proposant un copyrigt d'une autre, et précisant que dans le monde libre droit, cela n'existe pasDANS LA VIE LIBRE DE DROIT

Manifeste pour un .edu en France ! (.uni.fr ?)

C’est un court billet qui va peut-être paraître obscur, mais il me semble pourtant nécessaire.

Aux USA il y a Educause qui est chargé de fournir des adresses (je fais simple) uniquement aux organismes « post-secondaire » et rien d’autres (après le lycée quoi).  Donc, si l’on se rend sur une url de la forme tagadatsoin.edu on sait et de manière certaine que l’on se trouve sur une adresse « universitaire » sérieuse.

C’est un peu comme le .gouv.fr (par exemple : www.developpement-durable.gouv.fr) qui appartient obligatoirement à une organisation gouvernementale, un ministère…

Qu’est-ce qui pose problème ?

En France, chaque organisme de formation post-secondaire est totalement libre de choisir son nom de domaine. Par exemple, il peut s’agir d’un .com (exemple : grenoble-em.com), d’un .fr (exemple : www.iupmanagement.fr/) et même d’un .edu (polytechnique). Et c’est un problème car ce fonctionnement crée de la confusion. Même si beaucoup d’universités ont choisi univ-VILLE.fr (exemple : www.univ-st-etienne.fr/), il n’existe aucun moyen simple et immédiat d’être certain d’avoir affaire à un domaine lié à une organisation universitaire reconnue (par un organisme officiel). L’usurpation peut être aisée.

Récemment il y a eu un gros marché des tld et c’est dommage que la France n’est pas demandée un .uni, ou que sais-je encore. Voilà pourquoi je souhaiterais la création d’un domaine de second niveau de type .uni.fr, ou .ac.fr… qui sera comme le .gouv.fr, une source clairement identifiée appartenant à un organisme universitaire « reconnu » (ESC, Universités, INSA…). Ces url seraient attribuées uniquement par un organisme reconnu (genre : education.gouv.fr) suivant une « charte » rigoureuse, ce qui n’empêchera personne de garder les domaines précédent, évidemment…

Et donc…

L’information provenant d’un site « .edu » n’a, pour moi, pas le même poids dans une recherche d’informations ou un prise de décision, que celle provenant d’un « .com » obscur, c’est tout simplement lié à la « source » de l’information.

Le fait d’identifier sans ambiguïté une source « universitaire » avec un .uni.fr permettrait de clarifier vraiment ce foisonnement étrange d’url en tout genre sur les domaines liés aux études supérieures et d’apporter un peu de sérieux sur l’université en France (à l’image du .edu, ou du .ac.uk…).

Une bonne idée ou pas ?

La guerre des navigateurs, Opera vs Firefox…

Je suis (et je resterai) un fan d’Opera. Toutefois, devenant de plus en plus « éduqué » j’ai tendance à me tourner de plus en plus vers des solutions libres en attendant d’opter carrément pour le Yeelong avec gNewSense (voir ici (en anglais) pour comprendre, y’a aussi mon copain bux qui a lancé une documentation publique sympa).

C’est donc dans cette démarche que je tente de remplacer Opera par Firefox et que je vous propose ma petite et non-concluante expérience (une autre ici). Vous l’avez deviné, Opera pourrait gagner le match. Ce n’est pas sur des critères de performances et autres résistances aux malwares que je me suis fixé, mais sur mes « usages ». En effet, des dizaines de sites vous proposent ces comparatifs techniques de manière très détaillée, une recherche sur le web vous éclairera.

Si Firefox gagne le match c’est juste avec sa licence (Mozilla machin… qui est compatible avec la GPL). Opera n’est pas en reste à l’usage, il est même loin devant.

D’abord, Opéra, dans sa version précédent la 12.10 était très consommateur en RAM souvent plus de 1 Go avec quelques onglets ouverts, ce que je n’ai jamais vu avec Firefox, c’était peut être son seul soucis (résolu avec cette nouvelle version). En revanche, Opéra est juste un monstre de fonctionnalités, tout est regroupé sur une seule interface, et par tout j’entends par exemple (ce sont les fonctionnalités que j’utilise le plus) :

  • un système de recherche thématique dans des bases de données ;

    Une consommation de RAM similaire (sans extension / add-on activé)

  • un gestionnaire de signets / marques pages (c’est la même chose) très performant (celui de Firefox est un peu moins bien je trouve) ;
  • un client « IRC » (juste super bien pensé et très simple) ;
  • un client mail (que j’ai cessé d’utiliser car il avait des soucis IMAP, je ne sais pas si c’est résolu) ;
  • un lecteur RSS (cf. ci-dessous) ;
  • la possibilité de créer et utiliser des recherches par raccourci (par exemple, j’ai paramétré Opera pour que, si, dans la barre d’adresse, je tape « am crowdsourcing », il aille chercher cela sur Amazon.fr, et on peut enregistrer beaucoup de recherches) ;
  • une gestion du cache juste magique (cf. ci-dessous) !
  • etc… (genre la navigation au mouvement de souris, à la voix…)

Si ces fonctionnalités seront « inutiles » pour certains, elles sont pour moi toutes complémentaires et c’est ce qui fait la force d’Opera. Mais tant pis, au nom de certaines idées je réapprends tout… Pour les trucs populaires que la plupart du temps j’entends sur Firefox, genre adblock, ça existe aussi sur Opera, et ça s’appelle aussi des extensions.

Ci-dessous quelques copies d’écran (oui, je tourne sous Windows 7 et je suis donc loin d’être parfait… C’est pour des raisons professionnelles et je me soigne).

RSS nativement sur Opera

RSS nativement sur Opera

RSS nativement sur Firefox

RSS nativement sur Firefox

En fait sous Firefox, vous n’avez qu’une liste de lien, il n’y a pas de « lecteur » RSS à proprement parlé. Je pense que chez Moozilla c’est Thunderbird fait ça.

La gestion du cache sous Opera est très simple. On peut même rechercher par type de fichier ou taille. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais du aller dans le répertoire ou sur des services comme Keepvid pour récupérer des fichiers. Il en est de même pour la gestion des mots de passes, bien plus efficace sous Opera (ctrl+entrée avec un choix si plusieurs identifiants et pas de remplissage automatique comme sous firefox)

Gestion du cache d'Opera

Gestion du cache d’Opera

En conclusion, il faut maintenant que je me trouve un client mail et RSS libre (Thunderbird je pense), un client IRC libre (aucune idée…) et enfin un client de téléchargement potable et toujours aussi libre, (Jdownloader (il doit y avoir des bouts de java non-libre ?) + torrent ?). J’attends votre aide en commentaire !

Pour finir, si on doit résumer tout cela il suffit simplement de dire qu’Opera est un navigateur Internet et Firefox un navigateur Web, et c’est une énorme différence…

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Doctorant à Paris Dauphine sous la direction de François-Xavier de Vaujany, j'aime beaucoup de choses et en déteste peu.



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