Pourquoi je ne suis sur aucun réseau social ?

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Bon, le titre est un peu trompeur… Je suis sur plusieurs réseaux sociaux, mais ils sont pas forcément aussi connus… Cet article a été co-écrit avec Bux (qui a rédigé la majeure partie des « inconvénients ») et traitera des intérêts et des inconvénients de l’auto-hébergement et de la présence sur des réseaux sociaux, avec un mot sur l’importance de contrôler ses publications.

Je suis membre du réseau Btwin, de DeviantArt, Youtube et aussi de divers choses qui peuvent s’apparenter à un réseau social (qui n’est finalement qu’un forum amélioré avec un peu d’ajax,  de php, d’xml ou d’autres et le tout rendu possible par une meilleure capacités de machines (client ou serveur) et d’autres choses… Enfin, vous le savez déjà). Alors non, je ne suis pas anti-réseau… Au contraire même puisque j’ai cet espace public de communication dans lequel il est aisé de m’identifier personnellement et de me contacter !

C’est d’ailleurs un des nombreux intérêts d’un blogo-site tel que celui-ci plutôt que de dépendre d’un réseau « privé ».

Ce site est auto-hébergé sur le serveur personnel de mon ami, Bux, le nom de domaine m’appartient,  en bref, je suis le seul responsable du site, et l’infrastructure technique dépend de quelqu’un de confiance (on est dans une relation humaine de type don contre don si vous voulez #thèse). On imagine aisément les avantages, et aussi les inconvénients de ce mode de fonctionnement, ou pas…

En aucun cas il s’agit de dénigrer les intérêts de passer par un blogo-site hébergé chez OVH (mutualisé ou dédié) ou d’un blogo-site sur Facebook, juste de bien mettre à plat les intérêts et inconvénients (d’autres l’on fait, cf. liens ci-dessous), particulièrement en lien avec les réseaux dit sociaux (existe-t-il vraiment des réseaux qui ne servent pas à faire lien ? Évidemment non… #thèse). Pour se faire je vais simplement vous présenter, ce que je pense, constitue les intérêts de cette solution avant de vous en exposer les inconvénients majeurs. Avant de commencer une petite vidéo introductive très orientée business, mais néanmoins pertinente.

Effectivement rester « maître » de sa communication en évitant des réseaux privés (dans tous les sens du terme) et centralisateur comme Facebook, Google+ et les autres permet d’être clair avec ce que l’on met en ligne et les droits liés à l’utilisation de ce contenu par d’autre. Sur Facebook et autres, vous avez lu et accepté des conditions d’utilisations qui régissent tout cela, et, par exemple du moment que vous vous inscrivez sur Facebook ces informations sont publiques :

  • Nom : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas communiquer votre nom, vous pouvez toujours supprimer votre compte.
  • Photos de profil et de couverture : Cela aide vos amis et votre famille à vous trouver. Si vous ne souhaitez pas rendre vos photos publiques, vous pouvez les supprimer. À moins que vous ne la supprimiez, lorsque vous ajoutez une nouvelle photo de profil ou de couverture, l’ancienne photo reste publique dans votre album de photos de profil ou de couverture.
  • Réseau : Ceci vous permet de voir qui échange des informations avec qui avant de sélectionner Amis et leurs amis comme public personnalisé. Si vous ne souhaitez pas rendre votre réseau public, vous pouvez quitter le réseau.
  • Sexe : Cela nous permet de nous adresser correctement à vous.
  • Nom d’utilisateur et identifiant : Ces informations vous permettent de communiquer un lien personnel vers votre journal ou votre Page, de recevoir des messages à votre adresse électronique Facebook et de contribuer à l’existence même de la plate-forme Facebook.

Ce qui veut par exemple dire que maître Eolas ne pourrait rester anonyme sur Facebook (mais heureusement qu’il existe des fans pages). Bref, si vous voulez maîtriser et fournir à votre communication un cadre légal assez simplement compréhensible (c’est de moins en moins le cas en France, quelques infos ici et ) l’auto-hébergement et le choix de la licence de diffusion reste, pour moi, la meilleure solution.

Le deuxième intérêt réside dans la faculté de supprimer très facilement et complètement l’information… J’ai la maîtrise totale sur ce blog, le nom de domaine et le reste. Si je souhaite supprimer quelque chose je peux le faire directement je peux même faire débrancher directement le serveur ! En bref je reste libre de faire ce que je veux avec les originaux de mes données, les copies elles sont encadrées par la licence d’utilisation. Alors que les personnes de Facebook expliquent (je resterai sur l’exemple de Facebook, j’ai pas envie de perdre du temps à lire des kilomètres de CGU, à ce propos, je viens de voir une excellente initiative qui se propose de noter les sites en fonction des dites CGU) :

Nous pouvons également accéder aux informations, les conserver et les communiquer si nous jugeons, en toute bonne foi, qu’elles sont nécessaires pour : détecter, prévenir et maîtriser la fraude et autres activités illégales, nous protéger, vous protéger et protéger autrui y compris dans le cadre de nos enquêtes, et prévenir toute situation pouvant entraîner la mort ou porter atteinte à l’intégrité physique de personnes.

Je ne sais pas légalement jusqu’où cela peut aller, mais par exemple y’a le DMCA au USA et étant donné que Facebook traite les informations et données aux USA (ici, section 17) vos données sont soumises à cela. Ce qui n’est pas la cas de ce blog, auto-hébergé chez Bux en France (que je remercie au passage et avec qui j’espère pouvoir publié rapidement un manuel sur l’auto-hébergement) grâce à des logiciels libres.

Enfin, dernier point, l’autosatisfaction et la légitimité… Effectivement, pouvoir dire j’ai mon propre site avec ma propre adresse, même à l’ère du web 2.0 c’est quand même important. D’autant plus qu’en tant que chargé d’un cours d’introduction (et oui, je n’ai pas (encore) fini ma thèse) aux systèmes d’informations je parle d’e-commerce, d’internet et de tout cela. Quelle légitimité aurai-je à n’avoir pas même un blog alors que, soit disant, tout le monde à un espace virtuel ?

Évidemment tous ces points vraiment important pour moi ne le sont pas forcément pour tout le monde et certains inconvénients sont résolus par des solutions de type Facebook ou hébergement professionnel.

les trois inconvénients (qui peuvent être des avantages aussi) sont principalement d’ordre technique il s’agit simplement des connaissances requises, des risques techniques et de l’intérêt en terme de visibilité.

Il existe des box ou petits serveurs basses consommations tout-prêt mais, ils sont difficilement accessibles à monsieur tout le monde pour de l’auto-hébergement, en effet quelques connaissances en administration de systèmes sont obligatoires ; il existe aussi le projet beedbox (en pause au moment de la rédaction de cet article). Cette rare offre d’auto-hébergement s’explique peut être par le modèle économique actuel (voir la conférence de Benjamin Bayard lors de la 8ème rencontre du logiciel libre « Internet libre ou Minitel 2.0« , faites un clic droit + enregistrer sous, ou première vidéo ici en streaming) qui a tendance à centraliser les données (personnelles ou pas) pour les exploiter (publicités, paiement pour l’accès et autre). Malgré tout, rien ne vous empêche de monter votre propre serveur « fait maison ». Mais j’insiste, l’installation, l’administration et la gestion d’un serveur d’auto-hébergement ne sont pas à la portée de n’importe quel internaute. Cependant tous les outils pour y parvenir existent et en majorité sont libre (je rappelle qu’internet fonctionne grâce a des protocoles libre, petit reportage sur ce propos, sinon lisez le « textbook »que l’on propose). De plus, vous n’êtes pas seul, il existe beaucoup de communautés (par exemple auto-hebergement.fr avec tout un tas de ressources), d’articles et même une distribution GNU/Linux qui simplifient tout cela. Une fois ce pas franchi vous serez propriétaire de votre serveur (qui n’est ni plus ni moins qu’un ordinateur, mais avec quelques contraintes) sans aucun surcoût à part l’électricité et l’achat de la machine, votre abonnement étant déjà intégré à votre budget. Le principal avantage de l’auto-hébergement réside dans le fait qu’il faut apprendre à administrer le système, et donc acquérir de nouvelles compétences et connaissances.

Même si vous montez en compétences et en connaissances, un danger guette, les hackers (où… Ça fait peur hein ? XD). Auto-héberger ses services impose d’en assurer le fonctionnement et la sécurité. L’apprentissage de l’auto-hébergement se fera donc aussi par le respect des règles de sécurités les plus élémentaires comme la mise à jour du système et des logiciels utilisés, des sauvegardes régulières etc… Cependant il y a peu de chance d’atteindre le niveau de sécurité (en théorie…) proposés par les offres d’hébergements professionnelles (mutualisés ou dédiés). Cet article énumère assez bien les bons et mauvais cotés de l’auto-hébergement. Mais rassurez-vous si votre site a un faible nombre de visites (quelques dizaines par jours) vous serez une cible ignorée par la plupart en respectant les règles de sécurité…

Le dernier inconvénient est plus liés au fait d’avoir un espace dans les réseaux et plateformes « main-stream », il s’agit d’être « vu ». Si, l’hébergement professionnel (mutualisé ou dédié) peut vous proposer des options de « SEO« , ou d’autres et vous aider à être mieux vu, la présence d’un espace sur Facebook, LinkedIn ou autre, vous apporte évidemment plus de chance d’être lu par les utilisateurs de la plateforme. Impossible avec un espace comme celui-ci (mais ici, tous les utilisateurs ont accès au blog, pas seulement les personnes inscrites sur Facebook ou dans ma liste d’amis… Il faut savoir agir en conséquence), après, et en guise de conclusion, tout dépend de vos objectifs !

2 réflexions sur “Pourquoi je ne suis sur aucun réseau social ?

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