Les liens du vendredi
Alors continuons avec quelques liens que je pensais avoir déjà partagé…
- Code Academy… En anglais, mais simple, apprenez à coder, simple, mais très sympa.
- Un article de Slate sur la corruption des politiques dans les pays européens à lire absolument !
- J’ai proposé une série d’articles avec du Benjamin Bayart de partout, voici la section « conférence » du site de FDN bien plus complète !
- J’aime le terme de ripouxblique proposé par Bluetouff (et dans le genre moins drôle cet article est étrange).
Les deux mots du mardi
Faisant suite à un article apportant un éclairage sur un certain « laxisme » de quelques journalistes, je me suis dis qu’il serait utile de colporter quelques définitions (je n’ai pas dit bonne parole). Ces deux définitions, dans la lignée de l’article puisqu’on est dans le monde de l’information, proviennent du bouquin, Information Systems for Managers: Text & Cases, p. 139 de Gabriele Piccoli. A savoir :
- donnée : un fait brut codifié. En gros une suite de caractères, de plus en plus enregistrée sous forme digitale.
- information : une donnée en contexte. C’est à dire que c’est une donnée intelligible, interprétable. Notons aussi qu’une information dépend de l’audience. Une information pour quelqu’un peut être une donnée pour quelqu’un d’autre.
Quant à la troisième définition (oui… Je sais, c’est les deux mots, et pas trois, mais il le faut) ce sera la connaissance. Car, ces trois petites coquines formes un triptyque presque indissociable :
- connaissance : c’est des informations (données en contexte) qui seraient en quelque sorte passées à la moulinette de nos capacités de cognition (liées entre autre à l’expérience) et qui permettent de prendre des décisions, d’agir. On distingue généralement les connaissances tacites et explicites (proposez vos définitions en commentaires !).
Un petit résumé est intéressant et surtout accessible dans ce papier de recherche (p. 10 et 11 plus particulièrement), ou dans des documents anglo-saxons très facilement trouvables comme ici ou là, là-bas…
Allez, un petit exemple histoire d’éclaircir tout cela :
- donnée -> 12.25 13.52 1 MARTIN 42 78952 12.23 500
- information ->
| Départ | Arrivée | Voyageur(s) | Nom | Siège | Train | Heure actuelle | Distance restante |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 12.25 | 13.52 | 1 | MARTIN | 42 | 78952 | 12.23 | 500 m |
- connaissance -> Je suis donc en retard et je dois courir pour ne pas louper mon train. Je veillerai à partir 5 minutes plus tôt.
Les liens du vendredi
- C’est très tendu pour le web en ce moment… Le W3C est en passe de DRMiser le HTML… Heureusement certains se battent pour nous.
- En parlant de cela un docu qui s’annonce très bien sur l’internet.
- Je vous ai déjà parlé du webcomic « geek’s world » ? A lire !
- Et pour les fan de Dragon Ball de Multiverse ?
- Continuons alors, XKCD ?
- De boulet corp ?
- … Et les vôtres en commentaires !
La citation du dimanche
Vous n’ignorez pas le rôle du lobbyisme à l’échelle française et même européenne (FR, EU). Cependant il semble que ces derniers soient pragmatiques, en tout cas j’aime bien ce qu’en dit le boss de l’agriculture à l’échelle Européenne :
« Sachez qu’il y a certaines limites dans l’agriculture au-delà desquelles même les lobbyistes ne peuvent pas aller sans risquer des conséquences très graves. Il y a une évidence qui n’est pas décrétée par la Commission et qui ne figure dans aucune loi : quand la connexion avec la nature n’est plus assurée, un problème arrive vite, comme par exemple, la stérilité du sol faute d’engrais. Eh bien, même ces lobbyistes qui ne soutiennent pas toujours la réforme, peuvent comprendre cette évidence. »
Dacian Cioloş, février 2013, sur Presseurop.eu, en parlant de la réforme de la PAC.
J’avais écrit voilà quelques mois un article sur Claude Bourguignon, il devrait penser à faire du lobbyisme aussi parce que j’imagine relativement mal monsanto s’occuper de la pauvreté des sols… Cela ne fait d’ailleurs pas du tout partie de leurs préoccupations (voir ici)
Les liens du vendredi
Toujours suivant mes errances :
- Quelle boîte protège vraiment ses utilisateurs ? Une partie de la réponse via l’EFF.
- Pétition pour la reconnaissance de l’écocide.
- Pour les gens qui lisent en agnlais, une belle collection d’ebook par l’Université d’Adealide en Australie, chapeau !
- Toujours pour les anglophone une encyclopédie de la philosophie monstrueuse par l’Université de Stanford
Il faut absolument que je trouve des ressources équivalentes en français. J’en ai ma claque de la langue de Shakespeare, vive celle de Molière.
La citation du dimanche.
Continuons, non pas avec Marx, mais avec Lessig, en préface (ici un extrait de la première édition, mais le lien pointe vers la seconde) de Free Software, Free Society: Selected Essays of Richard M. Stallman (disponible ici en téléchargement). C’est de l’anglais, mais en voici ma traduction.
« Ces machines – les ordinateurs – définissent et contrôlent de plus en plus nos vies. Ils déterminent la manière dont nos téléphones se connectent ou ce qui fonctionne sur nos TV. Ils décident si une vidéo peut être vue en ligne sur nos ordinateurs. Ils contrôlent les informations qu’un ordinateur renvoie à son constructeur. Ces machines nous contrôlent. Le code contrôle ces machines. Quel contrôle devrions-nous avoir sur ce code ? Quelle compréhension ? Quelles devraient être les libertés pour correspondre au contrôle qu’il permet ? Quel pouvoir ? » p.11, ma traduction.
Ce court paragraphe résume très bien le combat de rms depuis le début et surtout l’importance du logiciel libre.
version originale :
« These machines — computers — increasingly define and control our life. They determine how phones connect, and what runs on TV. They decide whether video can be streamed across a broadband link to a computer. They control what a computer reports back to its manufacturer. These machines run us. Code runs these machines. What control should we have over this code? What understanding? What freedom should there be to match the control it enables? What power? » p.11
Les liens du vendredi…
Comme d’habitude, tiré de mes errances :
- c’est la merde dans le panier de la ménagère ;
- le prix de la recherche « wikimédia« , je ne connaissais pas, une excellente idée !
- Le robot mantis, je l’avais dans mes favoris depuis longtemps, le voilà opérationnel, on peut même le louer !
- Le petit ballon, un abonnement pour du pinard, un pari risqué mais intéressant !
- Abandonnez windows pour de bonnes raisons et tournez-vous vers le libre par l’April et la FSF !
- Quand la classe moyenne se soulèvera. Article sur Presseurop.
- Touch Of Art, achetez des vrais tableaux (j’adore les bateaux abstraits de cette artiste).
- Rémi Gaillard (le déconneur du oueb) à piégé TF1, sur l’émission « confession intimes » et nous montre les dessous pourris de la télé. Merci l’ami !
Bon surf ! N’hésitez pas à me laisser vos liens en commentaire ou par mail !
Les deux mots du mardi.
Vous ne le savez sans doute pas, mais pour d’obscures raisons je me suis attaqué à la lecture de Marx, le capital. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple à lire, mais cela va me permettre d’alimenter cette section un petit moment je pense.
Argutie : il s’agit de l’utilisation de subtilité de formes, d’expressions ou de langages généralement pour cacher la faiblesse d’une argumentation.
Théologique : se dit de quelque chose qui concerne la théologie, à savoir l’étude des dogmes et préceptes religieux (voir les dogmes et préceptes généralement admis en soi). Cela peut aussi concerner quelques réflexions idéologiquement obtuse.
La citation du dimanche, Michel Serres.
J’apprécie, jusqu’à présent, les lectures que j’ai pu faire de Michel Serres. Si, en soi, l’interprétation de cette vidéo peut être erronée si l’on ne sait pas ce qu’il définit par pauvreté et misère (d’où mon invitation à voir toute la vidéo), son discours n’en reste pas moins percutant. Voilà pourquoi j’en propose un extrait aujourd’hui. Le contexte est le bonus de 16 millions du « chef » Levy, en 2012.
Je crois que ces chiffres font rêver. Tout le monde dit que ça fait rêver. Ça ne me fait pas rêver du tout, que ce soit 16 millions, 340 millions, je m’en fous totalement ! Parce que je vis tout simplement, je suis professeur, j’ai donc un salaire relativement misérable, mais j’en suis heureux. Ça m’est égal. 350 millions, mais à quoi vous jouer ? Qu’est-ce qui vous fait bander dans cette affaire ? Rien du tout ! C’est du vent, vous m’emmerdez avec tout ça ! Moi je suis pauvre et je suis fier de l’être, voilà ! Et je trouve que la pauvreté est une vertu et que la richesse à ce point est une sorte de, parangon de tous les vices…
Michel Serres, extrait de Ce soir ou jamais sur France 2 du 03-04-2012 animé par Frédéric Taddeï.
Découvrez du bon son avec Muzi.ch
Je vais reprendre ici une partie du contenu écrit là car l’article est synthétique et reflète relativement bien mon avis. Cependant je ne suis pas du tout neutre. En effet, le développeur de Muzi.ch n’est autre que Bux, mon « hébergeur » et ami.
J’ai d’ailleurs profité de Muzi.ch depuis longtemps maintenant et je dois avouer que j’ai pu y faire 2/3 belles découvertes alors que le réseau est relativement petit pour le moment. J’ai même apporté ma pierre à l’édifice qui j’espère durera longtemps en participant à la traduction (en cours, elle n’est pas encore terminée).
Mais cessons ces verbiages. Muzi.ch c’est quoi ?
Si vous aimez un peu la musique vous avez sans doute une idée de ce que sont Soundcoud, Deezer, Youtube (VEVO et autres). Si vous aimez partagez, vous avez sans doute une idée de ce qu’est un réseau social comme Facebook, ou plus encore tweeter. Imaginez alors un mix entre twitter et ces plateformes de diffusion de musique ? C’est bon ?
Et bien vous venez d’inventer Muzi.ch. On pourrait presque se la jouer en posant un truc du genre :
Muzi.ch, share and discover music you like !
Pour décrire plus en détail, voici ce qu’en dis Neosting :
L’idée principale derrière Muzi.ch, consiste donc à partager ce que l’on aime avec sa communauté et à taguer au mieux ses morceaux préférés. Comme système de recommandations, Muzi.ch se place donc confortablement en tant que plate-forme d’échange et de découvertes musicales. Il suffit de suivre des utilisateurs ayant les mêmes goûts que les siens et de faire plaisir à ses oreilles et à celles de ses amis. Il est aussi possible de créer des groupes publics ou non afin de suivre un style créé pour l’occasion via un tag ou un nom de groupe ou chanteur. Le partage sur les autres réseaux n’est toutefois pas encore pris en charge mais on peut repartager un titre avec sa communauté. Enfin, un système de commentaire est également disponible pour chaque post et on peut attribuer un point façon « j’aime » ou mettre des titres en favoris. Voilà donc de quoi concurrencer le futur Twitter Music.
Alors si vous aimez partager de la musique n’hésitez pas et rejoignez le réseau !
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